Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Rédiger une chronique familiale -[1]-

N’étant pas écrivain, je n’ai pas la prétention de transmettre une recette pour rédiger une chronique familiale. Vous ne trouverez dans cette catégorie, que des billets détaillant des constats et des réflexions personnelles sur une démarche bien tâtonnante.

 ∴

Il y a un début à tout (histoire d’un parcours chaotique):

En regardant les statistiques compilés par le moteur  interne de recherches de mon blog (pour l’année en cours), j’ai pu constater que l’occurrence « rédiger une chronique » apparaissait cycliquement.  D’autres visiteurs ont fait des recherches sur le même moteur en utilisant le terme « rédaction ». Le mot « chronique » saisi séparément, se retrouve aussi en bonne position dans les résultats retournés.

Je me souviens que j’avais également utilisé de nombreux moteurs de recherches pour trouver des réponses à ces mêmes questions. Il est peut-être temps de partager un parcours parsemé d’embûches.

Pour mettre les choses au clair; je n’ai pu trouver de méthodes miracles qui me feraient économiser temps et efforts pour un aboutissement rapide. Il existe bien de nombreux logiciels de généalogie ou une possibilité de rédaction « automatique » est  incluse, mais le résultat est évidemment, comme on peut s’y attendre, détestablement robotisé.

La première évidence me poussant à écrire a été, la richesse en anecdotes que ma famille m’a transmit le plus naturellement du monde au cours des repas familiaux et des soirées d’hivers quand la télé n’était pas encore entrée dans le foyer. Malheureusement, mes connaissances orthographiques, ma richesse de vocabulaire, mes souvenirs de grammaire ne sont pas ceux d’un écrivain. Je fais donc le deuil d’une prétention littéraire, ce qui importe est le partage d’un acquis constitué de souvenirs, de recherches, de questions qui restent en suspend.

Là où d’autres, se tiennent à une énumération, quasi-fixes, de sources de documents à compulser, je mets de côté cet aspect et y préfère une méthode qui répond mieux à ma personnalité en exploitant mes qualités mais également mes faiblesses.

- Comment s’y prendre pour organiser les données? Quelle sera ma méthode d’écriture?

Dois-je raconter mon histoire et y inclure celle de mes ancêtres aux moments où elle fut évoquée? Écrire l’histoire de ces familles ou dresser des portraits individuels des éléments qui les composent ?

Voilà les questions cruciales qui se posent dès le départ devant la feuille blanche de son logiciel de traitement de texte préféré !

Pour des questions de facilité, j’opte pour des fiches individuelles nominatives rangées par couches de générations, dans lesquelles je jette à l’état brut tous les souvenirs sans me soucier ni de la syntaxe, ni de la grammaire ou de l’orthographe. Pour les individus dont je ne sais rien ou pas grand-chose, j’y mets les personnes que je pense pouvoir interroger.  A ce stade-là aucune « timeline » n’est nécessaire. Autrement, je sais que je perdrais de vue l’essentiel en étant conscient que mon coté tatillon me ferai invariablement perdre le fil. Force est de constater, que toutes ces histoires entendues ne sont plus de toute première fraîcheur et que outre l’impossibilité de pouvoir dater leur contenu avec précision, nombre des personnes évoquées restent floues et se résument parfois à des termes génériques pour les désigner, comme « oncles » ou « cousins »suivis parfois par le souvenir approximatif d’un prénom. Floues également les lieux et des confusions de toutes sortes restent possibles.

Pas grave, l’important est de préparer le terrain et je remets à plus tard le problème de devoir dénicher une méthode pour partir  à la vérification des informations que je possède tout en partant à la pêche de celles manquantes dans l’espoir, bien sûr, de pouvoir reconstituer une chronologie fidèle des évènements…

Provisoirement et volontairement, je n’y inclus pas non plus les données binaires comme les mariages, enfants, deuils pour la grande majorité des personnages, mais je l’utilise quand même en « Beta-Test » sur trois personnes avec grand renfort de « post-it » informatiques que sont les commentaires de textes sur fond jaune canari…, il faut bien se motiver en noircissant les pages en ayant ainsi l’impression de progresser.

Le but avoué de cette étrange omission volontaire étant de ne pas être focalisé sur les données que j’ai déjà et de me concentrer sur tout ce qui fait encore défaut en commençant ainsi à collectionner moult détails, même et surtout les plus insignifiants!

Cette méthode me convient parfaitement car,  autrement, je céderai à la facilité et me connaissant, je préfère garder ces munitions pour le moment prévisible et incontournable où j’aurai envie de baisser les bras et ainsi insuffler un nouveau souffle à cette quête historique. Il est bien plus facile de s’épancher sur ces données basiques qui donnent de suite une certaine consistance au projet.

Démarcher les anciens avec un dictaphone, est évidement la première étape. Le résultat est intéressant, mais reste particulièrement conventionnel et je n’arrive pas non plus à toucher ceux qui partagent les secrets de famille et qui craignent pour une mauvaise image restituée, une réputation entachée , etc.

Par internet ça se passe mieux, les recherches sont plus fructueuses par contre le problème est différent, je n’arrive pas à toucher ceux, des anciens habitant loin et qui bien que connectés , n’aiment pas s’exprimer par écrit … Les paroles s’envolent, les écrits restent et cela peut parfois constituer  un problème!

La belle surprise est que l’ on touche des personnes inattendues, des cousins très éloignés, des petits enfants de voisins, d’ennemis ou d’amants d’ancêtres.., c’est arrivé et là on récolte des données croustillantes avec le seul effort initial de mettre son arbre généalogique en ligne.

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7 commentaires sur “Rédiger une chronique familiale -[1]-

  1. Odile
    8 mai 2013

    ça fait partie en effet des côtés positifs des recherches, ces rencontres inattendues, ces découvertes de cousins grâce à internet, ces portes qui s’ouvrent tout simplement parce qu’on porte le même patronyme (j’en ai parlé par exemple lors du challenge de A à Z, à la lettre B comme Brethenay). C’est toujours assez curieux d’entendre plus de souvenirs de la part de voisins, ou de lointains cousins que de sa propre famille proche, dans laquelle règne le silence. Je découvre votre site et je vais prendre du temps pour le découvrir un peu plus. Merci pour ces articles.

  2. wurtzele1
    9 mai 2013

    Bonjour Odile. Oui c’est assez décevant car on s’imagine que la famille, au moins, puisse comprendre l’intérêt de s’impliquer. C’est parfois le cas mais de là à être l’oiseau de mauvaise augure, être la personne qui noircit le beau tableau, c’est une responsabilité que tout le monde n’est pas capable d’endosser. Le « qu’en dira t-on? », le souci d’apparence est bien ancré dans notre société. C’est plus simple d’en parler quand le lien est plus éloigné.

    Il faut avoir envie d’expliquer, sans résultat garanti afin de ne pas froisser untel, c’est toujours un exercice de funambule qui oblige souvent la personne qui a envie de nous aider à se contenter de renvoyer la balle: il faut aller consulter « X », ou « Y » qui en sait bien plus! ;p

    Comme Alice, il faut courir après le lapin blanc.., bah, faut se faire une raison.

    • Pierre Lagacé
      7 février 2014

      Beau commentaire… En effet, dans la famille souvent ça intéresse peu d’autres personnes. Notre passion passe souvent pour une obsession. Comme disait un grand philosophe…

      bah, faut se faire une raison.

  3. Pierre Lagacé
    7 février 2014

    Reblogged this on Nos ancêtres and commented:
    En attendant le printemps…

    • wurtzele1
      7 février 2014

      Merci d’avoir relayé ce billet

  4. Pierre Lagacé
    7 février 2014

    Je travaille dans le même sens…

    as grave, l’important est de préparer le terrain et je remets à plus tard le problème de devoir dénicher une méthode pour partir à la vérification des informations que je possède tout en partant à la pêche de celles manquantes dans l’espoir, bien sûr, de pouvoir reconstituer une chronologie fidèle des évènements…

  5. Elodie
    10 février 2014

    Belle séries d’articles. Je me pose aussi beaucoup de questions sur l’écriture de mon histoire familiale.

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Cette entrée a été publiée le 17 novembre 2012 par dans Rédiger une chronique familiale, et est taguée , , , , , , .

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