Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Témoins du passé: affaires personnelles & petits papiers -[1]

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L’envie d’évoquer ces objets d’un quotidien révolu et qui pourtant font un pied de nez au temps, me titille:

Valeur, est le premier mot qui me vient tout naturellement pour désigner tous ces petits témoins du passé car, le temps qui passe les bonifient  et met en évidence leur l’importance.  Une valeur dont la plupart des homonymes trouvent bonne place sans qu’il ne soit question, à aucun moment, de valeur marchande. Une grande variété d’objets de toute nature, de tailles différentes et d’époques variées. Ils nous renseignent parfois sur l’histoire familiale,  locale, nationale ou internationale;  sur des activités,  des centres d’intérêt et même parfois,  sur des opinions!

Le second mot, est "émotion" puisque  ces objets nous permettent de visualiser nos ancêtres dans un moment emprunté à leur quotidien et il m’arrive souvent de les regarder, de les toucher, de les manipuler pour tenter de leur arracher des informations complémentaires.

Il y a ces meubles conçus et fabriqués par Xavier Bihler, dont je suis un descendant de la 4e génération et qui bien que confectionnés en pin, sont ouvragés comme s’ils avaient été en bois nobles, avec en prime, quelques compartiments indécelables et autres astucieuses caches secrètes. A cette époque,  il était courant d’en trouver car la plupart des villageois thésaurisaient.  Ces meubles auraient mérité l’emploi d’essences rares, une évidence, que mon oncle René Baumgartner (1939-2005), peintre, à souligné en leur offrant une cure de beauté avec un faux-bois en  trompe l’œil parfaitement réalisé façon noyer (avec des  peintures et teintes qui ne venaient pas du commerce mais, de la transmission d’un savoir faire désormais tombé dans l’oubli).

Même famille: il y a également, ces sabots réalisés par Charles ou Isidore Bihler (1858-1924) et qui ont chaussé les petits pieds de ma grand-mère (née en 1897) et dont le son participait à l’animation des rues d’Artolsheim avec celui d’autres enfants prenant le chemin de l’école.

Il y a ces pièces de l’époque romaine trouvées dans le jardin d’un ancêtre (dont malheureusement l’histoire familiale n’a pas su en retenir le nom) et qui sont venus enrichir le fond numismatique parental dont, d’autres pièces,  de l’époque Napoléonienne ont garni le fond d’une bourse d’un Schwab     6 générations plus haut dans l’arbre. Numéraires, sous toutes les formes avec des billets du second Reich et des obligations qui finalement ne valaient pas le prix de l’encre qui avait servit pour les imprimer,  mais aussi, des tickets de rations.  Et puis, il y a tous ces vieux et parfois très vieux timbres collés dans un album , dont la plus grande partie viennent de missives reçues dans une branche ou une autre de la famille.

Le troisième mot qui me vient, avec force  et spontanément à l’esprit,  est fourbi !

Fourbi, car on est hâtivement tenté de s’en débarrasser comme je l’ai fait de nombreux et bien encombrants recueils de cartes postales que je regrette d’avoir jeté avec d’autres bricoles dont on ne sait absolument pas quoi en faire; qui paraissaient ne pas avoir d’intérêt et qui se transforment en véritables trésors, dès que l’on se met en quête bien plus tard,  de retracer  le vécu de nos ancêtres.   J’en ai l’estomac qui se noue!

Etant anormalement et viscéralement très peu matérialiste, les objets n’ont de valeur que l’histoire qu’ils racontent.., pour peu, évidement, qu’elle m’interpelle quand leur utilité fait défaut car, je me sers encore de moules à Kugelhopf du 19e,  quitte à ce qu’ils se cassent!

Il faut avouer que c’est plus pour la forme du gâteau que l’on ne retrouve plus dans les versions actuelles clonées à l’infini où les seules différences se limitent à un choix plus ou moins varié de couleurs vives, mais aussi pour la facilité du démoulage  qu’ils passent encore au four!

Comment ne pas avoir une fugace pensée dépeignant ces cuisines animées d’autrefois où les  femmes plaisantant et chantant, œuvraient à sa confection?

Les objets parlent et leur usure, nous renseigne sur les gestes les mouvements si souvent répétés. On peut, par exemple, en déduire selon l’objet,  si la personne était droitière ou non.

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