Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

BAUMGARTNER Jean (1791-1843)

BAUMGARTNER -arms_Mulhouse

Armoiries de la famille Baumgartner selon le Livre d’Or de la ville de Mulhouse

Dans ma tentative de faire la lumière sur une légende familiale, mes recherches me ramènent sur la piste de Jean Baumgartner.  Selon le bulletin du musée historique de Mulhouse (d’avant le premier conflit mondial), il est le frère de Jean-Jacques (décrit comme étant l’aîné de la famille)  qui a épousé Catherine Koechlin.., le si mystérieux « Baumgartner », insaisissable et polymorphe, de  la firme KBC de Lörrach.

Les Koechlin sont une famille influente d’industriels dont beaucoup de membres se distingueront et qui donnera sept maires à la ville de Mulhouse.

Ce bulletin reprend partiellement les mémoires de Jean Baumgartner et nous apprend que l’original a été détruit dans un incendie.., sans pour autant que l’on en sache plus!

Le flou est complet.  Ces mémoires, dit-on dans d’autres sources,  reprenaient en détail sa vie et celle de sa famille, mais ce qu’il en reste s’arrête en brutalement en 1813 lors de la bataille de Leipzig.  C’est ce qu’affirme Alfred Baumgartner de Guebwiller, petit fils de l’auteur.

On y apprend que Jean Baumgartner est né à Mulhouse en 1791. Sa maman est Anne-Marie Risler et son papa Jean est maître de poste et hôtelier de la couronne (sic). Jean a beaucoup d’autres  frères dont André, un ingénieur qui devint le premier directeur de l’usine à gaz créée en 1839 et qui fut maire (provisoire) de Mulhouse.  C’est au milieu du XVIIe siècle que cette famille originaire de la Hesse, s’est établie à Mulhouse.

A 20 ans, Jean, enrôlé volontaire, dans le 7e Régiment d’infanterie légère, devient rapidement un  sous-officier avec le grade de fourrier, alors que son régiment est techniquement au sein de la division Gudin. Il est stationné à Hanovre quand un décret impérial obligeât tous les sous-officiers ayant moins de quatre années de service.., à rendre leurs galons!

Redevenu simple soldat il est toujours sous les  ordres du même colonel qui l’observe depuis son enrôlement et qui aurait préféré ne pas avoir à le rétrograder.  Ce dernier, le place dans les bureaux auprès de lui, car Jean lui est d’une aide précieuse en parlant et en écrivant l’allemand à la perfection. 1912, Jean fait la campagne de Russie et dès le 28 juillet, il se trouve à Vitebsk, puis le 16 août à la sanglante bataille de Smolensk.  Il est réintégré à son grade initial de Fourrier.  Puis, à la nouvelle formation de Huningue, c’est le grade de sergent-major qu’il reçoit.

En 1813, son régiment reçoit l’ordre de se rendre à Hambourg, mais une violente fièvre, qu’il traîne depuis un bon trimestre, ne permet pas à Jean d’être du voyage. Il fait part à son colonel (qui était encore resté quelques jours après le départ du régiment et qui était venu le voir dans sa chambre de la caserne où il était alité),  de sa peine à ne pas pouvoir suivre ses camarades et lui demande de pouvoir être rappelé auprès d’eux dès que sa fièvre tomberait.

Ce colonel, en passe de devenir général (Jean-François Rome est promu Général de brigade, le 4 août 1813) à un autre projet et lui offre la place vacante d’un adjudant monté en grade sous réserve qu’il se sente en force de voyager. Jean accepte et peu de temps après, il s’embarque à destination de Mayence avec une cinquantaine de soldats sortant de l’hôpital. Un petit détachement qui fait route pour rejoindre le Général Rome avec comme bagages des caisses et des tonneaux contenant des vêtements et des chaussures destinés à son régiment.

A Erfurth, sur ordre du gouverneur, le général baron d’Alton, il doit stationner car, la route de Magdebourg n’était pas sécurisée. Plusieurs semaines passent avant de poursuivre sa route. Le voyage reprend et mi-octobre, au sud de la ville de Leipzig, à Connewitz  pendant trois jours, la bataille fait rage pour se disputer le passage du pont avec l’ennemi. Les choses ne se passent pas comme prévu et il est fait prisonnier et dépouillé par des « hussards de la mort » qui le laissent cependant rejoindre Erfurth ou il fait part au général d’Alton de ses mésaventures.

De nouveau sur la route, après une courte, mais sanglante bataille avec des Autrichiens, il est fait à nouveau prisonnier et la narration des mémoires s’arrêtent brutalement.

Ce que l’on sait également sur lui est qu’en juillet 1814, il est décoré de l’ordre royal du Lys et qu’en 1815, il devient Capitaine de la garde nationale mobile.

En 1830, on le retrouve commissaire  de police de la ville de Mulhouse et il décède en 1843 à son domicile à Arlesheim (CH). Il est inhumé dans le petit cimetière de Moenchenstein.

Sa femme, Elisabeth, fille du drapier Jean-Jacques Schlumberger qu’il a épousé le 4 mars 1824 à Mulhouse, lui a donné deux fils: Auguste qui laisse un fils du même nom et Alfred qui eut trois fils, Alfred, Edouard et Fritz. Elle lui donne aussi trois filles: Elisabeth, Sophie-Caroline & Cécile.

Comme on la vu dans un précédent billet, il y a des zones d’ombres pour faire de ce Jean, le frère du Jean-Jacques associé  à la firme de Loerrach.   Bien sur, il n’est pas question de nier que Jean eut un frère de ce nom, mais de tenter à démontrer que ce dernier n’est pas celui qui a épousé Catherine Koechlin.  Ce n’est pas une mince affaire, mais en dehors d’un prochain billet qui énumérera dans le détail, les faits en pour et en contre, c’est surtout de la comparaison des résultats de l’analyse de l’ADN dont j’attends une réponse qui ne pourra mentir.

Je n’ai encore aucun avis tranché sur ce sujet, et la possibilité que l’histoire ait été arrangée soit par la famille Koechlin, soit par mes ascendants Baumgärtner, n’a d’intérêt que pour la possibilité d’une passionnante histoire qui en découlerait dans le cas ou l’officielle pouvait se révéler fausse. En tous les cas, cela met du piquant dans la recherche quel que soit le résultat final.

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  1. BAUMGÄRTNER: La légende se découpe avec des « si »
  2. Empreinte génétique et généalogie [1]: Baumgärtner, le test!
  3. BAUMGARTNER jean (1791-1843)
  4. BAUMGARTNER Jacques, manufacturier à Lörrach. Oui.., mais en 3 exemplaires !
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