Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Empreinte génétique et généalogie [3]: Baumgärtner – les résultats (part2)

y dnaDernier virage, les résultats manquants me parviennent dès le 11 août sur mon espace dédié du site de la société , une date dans la fourchette de ce que j’avais prévu en me basant sur les données des dépliants.  Il y est dit que le certificat version papier  sera envoyé le lendemain; je le réceptionne le 19 dans une enveloppe, au format A4, contenant également un petit dossier récapitulatif dans une chemise cartonnée qui donne à son contenu une présentation particulièrement élégante.

Comme prévu également, les valeurs génétiques sont une suite de chiffres qui ne m’évoquent pas grand-chose. Avec cette matière, je peux enfin me promener sur la base de données mondiale "familytreedna.com", un site sans sélecteur de langues comme c’est souvent le cas avec les sites américains. J’y trouve un certificat similaire à mon nom avec les mêmes valeurs. Je mets provisoirement cette visite de côté et me concentre sur la matière existante sur I-Généa et fort heureusement, les explications sont fournies et semblent claires.

Si j’ai bien compris, certains marqueurs de l’ADN sont identifiés comme des points permettant une reconnaissance identitaire. Ce n’est pas le meilleur exemple, mais un peu comme dans une marque de voiture et ses déclinaisons identitaires dans des gammes et le temps. Le nombre de marqueurs étudiés varient suivant les résultats escomptés.  Ces marqueurs (DYS) ont des empreintes différentes (Allèles) dont la valeur  traduit le nombre de fois où cette séquence se répète.

Pour exemple, mon certificat donne comme premier marqueur DYS 393 et Allèle 13. donc cette séquence est répétée 13 fois.  La liste de marqueurs et d’allèles permettent de trouver des parents génétiques en étant entendu que plus il y a de marqueurs en commun, plus proche est la parenté.  Seulement voilà, le jeu de la transmission d’ADN n’est pas sans pertes ou modifications, il ne s’agit pas d’un clone parfait et à chaque génération des mutations créent des différences. Plus la distance génétique est longue, moins il y aura de marqueurs en commun en sachant que ces pistes restent quand mêmes lisibles et exploitables, en théorie néanmoins!

La généalogie traditionnelle est basée sur des documents qui ne reflètent par forcément les faits. Là pour le coup, le test génétique (si l’analyse est effectuée correctement), ne devrait mentir. Cependant, ces résultats que l’on imagine techniquement fiables, souffrent  de la faiblesse inhérente à la lignée agnatique; comme le souligne l’adage populaire: "On est certain de la mère.., jamais du père!".

Espérons, que si une de mes aïeules a pu "sganarelliser" son mari jusqu’à l’engrosse-ment, que ce soit le plus loin possible dans la timeline!

De nos jours, un sondage IPSOS révèle qu’une fourchette honnête de l’infidélité féminine en Europe se situe entre 13 et 31%  et qu’ il apparaît aussi que les hommes et les femmes sont à peu près égaux devant l’infidélité. Qu’en était-il, comparativement, par le passé?

Si la nature humaine ne change pas, les occasions deviennent plus nombreuses avec les pics d’émancipations successifs. Dommage, que les curés, confidents historiques, n’entretenaient pas de statistiques indispensables pour des  études sociologiques poussées et des calculs de probabilités, qui pour le coup satisferaient ma curiosité sans pour autant apporter une solution aux questions qui me préoccupent.

La question de la fiabilité des données est centrale pour un généalogiste. Un test, qui pour ces raisons, devrait idéalement être comparé avec ceux de plusieurs cousins dans les lignées récentes. Je dis cousins, puisqu’ une cousine ne pourrait pas reconstruire sa lignée paternelle ( absence de chromosome Y).  C’est la raison pour laquelle, j’encourage vivement ceux qui se reconnaissent avoir des ancêtres en commun, d’investir dans cette démarche et de partager les trouvailles dans un projet commun sur familytreedna.

Les données sont là, mais je ne peux les relier à l’arbre. Sans possibilité de comparaison, que valent réellement ces résultats?

Il faudrait vraiment que les cousins s’ investissent dans ce projet !

Les échantillons d’ADN sont conservés 25 ans par la société (détruit sur simple demande), ce qui permet une batterie de tests complémentaires, sans avoir à effectuer de nouveaux prélèvements comme par exemple, chercher si je possède le gène du gros con (on me souffle que je ferai mieux de m’économiser cette étape ;) ): le gène guerrier (Monoamin Oxidase A, qui est celui qui favorise des prises de risques, celui possédé par de remarquables requins de la finance, de l’aptitude de survie en milieu extrême, de la violence et accessoirement serait, dit-on, celui du  serial-killer).

En rédigeant ce billet, je ne sais pas encore si je vais honorer la prochaine grande étape, l’empreinte génétique de  la lignée maternelle avec le test mtDNA.  Il est cependant statistiquement bien plus fiable à condition toutefois, qu’il n’y a pas eu à un moment donné.., une adoption cachée !

Bref, ce qui freine mes ardeurs, c’est principalement le coût de ces tests qui s’additionnent les uns aux autres et pour lesquels il faut prévoir un  budget important.

Pour terminer ce billet, je dois bien avouer qu’une lecture en diagonale d’une phrase issue de la présentation du test basic : "Grâce à un accès personnel à la plus grande base de données de généalogie ADN du monde, vous pourrez trouver des parents génétiques" , m’a fait penser à tort que c’était le test FamilyFinder qui était offert.  Ce sont deux offres bien distinctes.

Finalement, ce test qui coûte 249 € n’est évidemment pas inclus dans l’offre.  La présentation du test FamilyFinder précise qu’il nous aide à retrouver des parents quelle que soit la façon dont on est apparentés. Notre résultat personnel y est comparé avec des études sur les populations diverses à travers le monde. Une présentation où l’origine de nos ancêtres y est donnée en pourcentages et où on apprend de quelles régions du monde ils proviennent. On y retrouve aussi l’origine l’origine des populations auxquelles on correspond, les parents génétiques de chaque lignée .., le tout affiché sur une carte mondiale. Pour faire court, "FamilyFinder" permet de trouver des parents indépendamment de la façon dont ils sont apparentés avec nous.  Un test qui a de quoi attiser notre curiosité.

Difficile de conclure, le bilan est mitigé et il me reste à exploiter la base de données et cela fera probablement l’objet d’un prochain billet :)

Version augmentée sur le blog familial

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2 commentaires sur “Empreinte génétique et généalogie [3]: Baumgärtner – les résultats (part2)

  1. Fabrice
    13 août 2013

    Bonjour,
    Ce qui m’étonne dans tes attentes c’est que tu penses retrouver de lointains cousins dans la base de données. Alors que dans un autre temps tu dis que pour ton propre arbre, il faudrait que tes cousins effectuent la même démarche.
    Je suppose qu’une très faible partie de la population mondiale effectue ce genre de demande. Ou alors je me trompe ?
    En tout cas, la génétique, ça a l’air compliqué ! ;-)

    Fabrice

    • wurtzele1
      13 août 2013

      Hello Fabrice,

      Pour être plus précis, la formulation exacte serait plutôt: j’espère trouver des cousins génétiques afin, d’une part, combler trou historique (une limite imposée par un manque de documents aux alentours de 1700 qui font que d’après les indices laissés, que je suis a peu près certain que mon plus lointain ancêtre n’est pas originaire de Langenbrücken [BW] et donc avec des résultats en d’autres endroits, j’aurais ainsi des pistes nouvelles pour des recherches de documents) et d’autre part, en ce qui concerne ma demande pour les cousins actuels ou déjà identifiés pour des générations proches.., c’est pour tenter m’assurer que la lignée agnatique suit la lignée patronymique. La possibilité de l’infidélité d’une ancêtre est une question centrale qui mérite les vérifications d’usage: La comparaison avec d’autres échantillons ;)

      Je n’ai aucune idée de ce que d’autres attendent des résultats génétiques, mais je ne suis pas non plus naïf. Je sais bien que statistiquement…

      Bref, des bases de données existent et la science avance aussi grâce à nos efforts financiers et nos échantillons,en ce domaine. Que j’en tire un bénéfice, c’est évidemment l’idéal, autrement, ce n’est pas perdu pour tout le monde!

      Compliqué comme toutes les disciplines, il faut du temps pour trouver ses repères et ingurgiter une nouvelle terminologie.

      Les sociétés existantes nous prémâchent le travail et concrètement, cela permet au moins une introduction originale dans une chronique familiale en retraçant les grandes migrations de l’haplogroupe depuis l’Adam génétique jusqu’à l’implantation de celui-çi, dans le pays que l’on connait comme étant le pays d’origine de son patronyme.

      Mais bon, je découvre et donc, je risque fort de faire encore des erreurs d’interprétations aussi, j’essaye d’y aller mollo avec la distillation des infos glanées par ce biais!

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