Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Origine des Burrus (par Armand Burrus)….

Lettre du 22 février 1927 écrite à André BURRUS par Armand BURRUS de Dangeran, Consul Honoraire à Châteauroux (lndre):

Les BURRUS d’Alsace descendent de l’un des fils du fameux général  milanais Scarsinus BORRI, Franciscus BORRI, frère de

Maison Burrus  (1599) à Dambach-la-Ville

Maison Burrus (1599) à Dambach-la-Ville

Bonacossa BORRI, la femme de Mathieu Ier VISCONTI, dit le Grand, Vicaire Impérial et Seigneur de Milan, dont sont issus tous les VISCONTI qui gouvernèrent le milanais comme seigneur, puis en qualité de Ducs, de 1277 à 1447 Un arrière-petit-fils de Franciscus BORRI, Antonius BURRUS DE BURRIS, fit partie des gentilshommes milanais qui accompagnèrent en France Valentine VISCONTI, fille de Jean Galéas VISCONTI, Duc de Milan, Comte de Vertus, et d’Isabelle de France, fille de Jean II, dit le Bon, Roi de France.

Valentine VISCONTI vint y contracter, en 1389, un mariage avec le fils  cadet du Roi Charles V Louis Duc de Touraine, puis Duc d’Orléans, qui fut assassiné à Paris, dans la Rue Vieille du Temple, par les sicaires de Jean sans peur Duc de Bourgogne, en 1407 Après la mort de sa cousine Valentine, Duchesse d’Orléans, survenue l’année suivante, en 1408, au Château de Blois, notre ancêtre, qui avait naturellement embrassé le parti des Armagnacs contre les Bourguignons, prit alors les armes.

C’est ainsi que Antonius BURRUS DE BURRIS se trouva à Dambach en 1444 lors de  l’invasion des Armagnacs pendant le siège de la ville, obligée de se rendre après une résistance opiniâtre. Pour empêcher alors la destruction de la ville, l’évêque de Strasbourg, qui était seigneur de Dambach, envoya deux beaux chevaux au Dauphin, plus tard Louis XI;

Ce fut pendant ce siège que le Dauphin fut blessé au genou par une  flèche.

Antonius BURRUS DE BURRIS, qui avait été blessé lui-même, ne put suivre l’armée et  dut, pour se soigner, demeurer à Dambach ou, après guérison, il se fixa et fit souche de tous les BURRUS de Dambach, d’Eichhoffen, de Bernardswiller de Marlenheim et d’lnnenheim.

En 1599, Stéphane Burrus, l’un des descendants d’Antonius BURRUS DE BURRIS, fit construire, par l’entrepreneur Georges Strub, la grande maison qui porte encore les numéros 78 et 79 de la Grande rue. Ce qui rend cet immeuble particulièrement intéressant et le distingue de tous les autres,

C’est le petit bâtiment faisant saillie au milieu du mur de façade de la maison. Pour cette raison, l’ancienne « Revue alsacienne » de la Rue Brûlée à Strasbourg, l’avait reproduite en héliogravure comme présentant un type spécial et curieux parmi les maisons d’Alsace.

Sur l’allège, au-dessus de la fenêtre du premier étage de ce bâtiment saillant, couronné par un toit pointu et couvert de tuiles, se trouvent le nom du constructeur Georges Strub, la date de l’édification de la maison, 1599, et une roue représentant l’emblème de la fortune ; le tout est encadré par deux rosaces, placées l’une à droite et l’autre à gauche.

Cette roue représentative de l’emblème de la fortune, se rencontre toujours telle qu’une roue de voiture, soit à quatre, cinq ou six rayons, leur nombre étant d’ailleurs chose absolument indifférente. On ne doit pas confondre ce genre de roues avec les roues hydrauliques qui, elles, sont munies d’augettes, destinées à élever l’eau, et qui sont 1’emblême des hydrogéologues, des puisatiers, etc. Une roue de cette dernière sorte figure dans l’écu des armes des Ramolini de Naples, parce qu’ils descendent d’un hydrogéologue réputé.

Une inscription gravée dans la pierre sur le piédestal de la croix érigée par Jean, Jean Georges et Antoine Burrus, hors de la porte de Dambach, au croisement des chemins allant l’un à Blienschwiller et l’autre à Châtenois indique : « Hans Bores Burgemeister Hans Jorg und Andtonei Bores bede Brider und Sohn Gott und siner libben Mutter  zu Ehrn aufgericht » Jean BURRUS bourgmestre Jean Georges et Antoine BURRUS ses fils ont élevé cette croix à la gloire de Dieu et de la Sainte Vierge.

Dambach, la ville redevable à François Étienne BURRUS de ne pas avoir été mise à sac par les Alliés en 1814-1815.

Le récit fait par Monsieur Charles Gros à Madame Martin Burrus, en 1873, à Sainte Croix aux mines et qu’il tenait de son père, originaire de Dambach, renferme, tout à la fois, un fond de vérité historique, et une erreur quant à la qualité militaire de celui qui épargna aux Dambachois le pillage de leur petite ville, en 1814-1815.

« C’est bien, en effet, à l’intervention de mon cousin germain,  François-Etienne BURRUS né‚ à Dambach, le 14 décembre 1812 et décédé au dit lieu, le 25 janvier 1848 que ses compatriotes durent ce signalé service mais, mon cousin n’était pas colonel d’un régiment russe. Voici ce qui sûrement a du donner lieu à une confusion Lorsque mon  cousin quitta Dambach sous la révolution, pour aller s’engager à Coblentz, le 1er janvier 1192 dans le Régiment Dauphin-Cavalerie du Corps de Condé, il était accompagné d’un sien ami, M. de Roth, qui contracta, lui aussi, un engagement dans l’Armée de Condé, mais dans un régiment d’artillerie, devint officier au Régiment Durand puis lieutenant colonel Lorsqu’en octobre 1191 l’armée de Condé cessa d’être à la solde de l’Angleterre, pour passer à celle de la Russie, François-Etienne BURRUS quitta cette armée avec le grade de bas-officier de cavalerie, à la date du 5 octobre 1191, à Stafflange, pour revenir habiter Dambach, dans sa belle maison de la Grande rue, le seul de ses biens qui n’avait pas été vendu comme bien national, et il fut rayé‚ le 9 Floréal An IX (30 avril 1800) de la liste des Émigrés, tandis que Monsieur de Roth, son ami, prit la détermination contraire, et passa au service de la Russie, ou il devint colonel.

Ceci dit, ce fut, en effet, grâce aux relations d’ancienne et étroite amitié existant entre mon cousin  et Monsieur de Roth que Dambach dut de n’être pas mis à sac lorsque le régiment d’artillerie, que commandait le Colonel de Roth, pénétra dans la ville en 1814, Sous la restauration, le Colonel de Roth abandonna le service de la Russie et fut placé, par Louis XVlll à la tête d’un régiment français d’artillerie, qu’il commanda jusqu’au jour de sa mise à la retraite.

Source: http://pierre.borri.pagesperso-orange.fr/Genealogie_des_BORRI/antonius.htm

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Cette entrée a été publiée le 29 octobre 2011 par dans Burrus, Patronymes, et est taguée , , , , , , , , , .

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