Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Galériens et bagnards [2]: SCHWAB Joseph

Comme pour les autres Bagnards de ce nom déportés en Guyane, à la période de la recherche de ce dossier, je ne savais pas encore, si oui ou non, ce Joseph était à rattacher à ma famille.   Maintenant que je dispose de ces documents, force est de constater qu’ils me sont aussi difficiles à déchiffrer que ceux du bagnard Schwab François Antoine et pour les mêmes raisons: les photographies restent désespérément floues, même en chevauchant mon Gimp pour tenter de les retravailler !

Les Schwab dont il est question ici, sont natifs du Bas-Rhin et peuvent avoir éventuellement un tronc commun avec ceux de ma famille. Ce n’est pas cette hypothétique filiation, pour laquelle je ne fais aucune recherche, qui suscite toute mon attention maintenant que je dispose des tenants et aboutissant de cette histoire. L’intérêt est ailleurs: les patronymes de bagnards étaient bien connus par le passé et il y a eu quelques répercussions en raison de l’homonymie…, mais cela est une autre histoire…

Joseph a 22 ans quand il se fait arrêter pour la cinquième fois. Il n’est pas bien grand, il mesure selon les sources entre 1 mètre 21 et 1 mètre 45. Il a les cheveux et sourcils blonds, il a le front haut, les yeux d’un beau gris métallisé.., c’est la couleur la plus rare!

Son nez, bien proportionné, est retroussé. Il a également une grande bouche, un menton rond avec une fossette, le tout dans un visage ovale et imberbe avec le teint frais de sa jeunesse. Il est déclaré sans profession et sans domicile fixe. Tout le monde l’appelle d’r « Beyerlé ». La raison est que c’est le nom de famille de sa maman, car Joseph est un enfant naturel. Sa maman Appoline s’est ensuite mariée, huit ans plus tard, avec un Jean Schwab qui a bien voulu reconnaître l’enfant et Joseph Beyerlé est devenu de fait, Joseph Schwab.

Dans le détail, Joseph est né à Haguenau, dans l’arrondissement de Strasbourg, le 4 mai 1832 à quatre heures et demie du matin.  Il a hérité de son grand- père résidant à Mertzwiller (le papa à Appoline, un gardien de centrale de 52 ans), son prénom.

Il est condamné à 10 années de travaux forcés. Emprisonné depuis le 10 mai 1856, il arrive au bagne de Toulon le 13 avril 1857 son dossier porte le N°8718. Il y reste le temps d’être transporté en Guyane ou il doit purger le reste de sa peine. À son actif, il a des vols avec effraction, une condamnation pour escroquerie, vagabondage et rupture de ban. Auparavant, il a déjà été condamné à Lunéville, Colmar, Strasbourg et Nancy.

Les prisonniers faisaient la traversée sur des bâtiments à voiles de la marine nationale équipés de grandes cages et dans le cas de vents défavorables, la traversée pouvait durer 1 mois et demi.

Je n’ai aucune idée sur la suite des évènements ni même s’il a survécu à la captivité dans cet environnement hostile et j’invite ceux qui en savent un peu plus sur lui à partager, ici, leurs trouvailles. Je ne sais rien de plus sur cet homme.

Ferrementaubagne

Ferrement à l’arrivée au bagne

—————————————۝—————————————

Publicités

À propos de wurtzele1

Généalogiste amateur intéressé par l'histoire de l’Alsace et des alsaciens , qui par le biais de son blog, cherche à interpeller des cousins qui s'ignorent :-)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :