Elsasser Wurtzle

Généalogie & chronique familiale

Les médecins du temps de nos aïeux

Provenance: Banque d'images - BIU Santé

Provenance: Banque d’images – BIU Santé

Suite à un précédent billet sur l’automédication, il est logique et naturel  de continuer sur la lancée en tentant de décrire cette fois-ci, les médecins du passé. Comme expliqué précédemment, on allait chez le "Docteur", en général, qu’après l’échec de l’automédication.

A l’heure ou l’on débat, à tort ou à raison, des médecins sous influences, on a du mal à visualiser le temps pas si lointain, du médecin influent. Au cœur des villages, son avis était aussi important que celui du curé ou du maître d’école.

Il en ressort qu’on le voyait un peu, non seulement comme un savant, mais également en milieu rural comme un  peu sorcier comme tente à le démontrer cet article parmi d’autres, sur lequel je suis tombé en feuilletant un exemplaire de l’express de 1882.  A cette époque, les spécialistes étaient quasi-inexistants et jusqu’au début des années 50, il y en avait très peu.., localisés presque exclusivement dans les grandes villes. Il est dès lors plus facile d’imaginer la diversité des activités des médecins.

Les témoignages oraux que j’ai pu glaner, autant que ceux que j’ai pu lire, çà et là, convergent: ce médecin-là était joignable 24h sur 24, croulait sous le travail au point de n’avoir ni l’envie (fatigue ), ni le temps de mettre ses connaissances à jour. Entre confrères ils ne se rencontraient pratiquement pas, chacun étant responsable de son vaste fief et il n’était pas rare qu’ils se portaient, entre-eux, un regard en chien de faïence.

Personne ne surveillait ou comprenait son travail, il était indétrônable même en fin de vie alors que toute sa connaissance datait de sa prime jeunesse et n’avait jamais été mise-à-jour. En gros, plus il était vieux, plus il était considéré comme un homme d’expérience. On rapporte même de certains, des crises de jalousies quand un malade faisait appel à un autre médecin; il est évident que les rapports médecins/malades avaient une composante affective bien plus développée que de nos jours. Une époque ou médecins et patients s’accordent sur des concepts bizarres où les médicaments se doivent d’être très amères pour être efficaces et où la douleur est une juste épreuve imposée par dieu et qu’il convient de surmonter humblement, dans le silence avec dignité. Quand on est croyant, la guérison est liée à l’expiation.

Et vous, que vous a-t-on légué par transmission orale a ce sujet?

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Cette entrée a été publiée le 13 octobre 2013 par dans Histoire, et est taguée , , , , , , .

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