Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Et voilà 500 qui sont de 1000!

1000_500

Cette thématique porte sur une proposition issue des réseaux sociaux généophiles: partir sur les traces de notre sosa 1000.

Trouvant l’exercice intéressant, j’ai décidé de secouer l’arbre généalogique pour en faire tomber le bon fruit.

Johannes MÜLLER est mon sosa 500, natif de Wettsa (Wittisheim)  il est né, à l’entrée d’un été pluvieux,  le 28 juin 1697.  Il exerce la profession de tisserand (à domicile), comme avant lui, son papa. Il se marie pour la première fois à l’âge de 22 ans avec Anna Maria STEINER, dont on sait avec certitude qu’elle ne sait signer et donc ni lire, ni écrire.  C’est une croix maladroite qu’elle apposera sur son acte de mariage le 6 février 1719, contrairement à Johannes qui signe avec aisance.  Il ne fait pas bien chaud dans cette église consacrée  à Sankt Blasius datant du XIIe siècle et dehors, un grand manteau blanc recouvre le village. Cette Anna Maria, qui décède le  3 décembre 1724, n’est pas mon ancêtre. Elle aura donné à son époux une fille prénommée  Catharina, née en 1719.

La seconde épouse de Johannes Müller, Anna Maria JENNY est née en 1694, le mardi 2 novembre. Une année terrible où la misère est partout en raison d’une récolte désastreuse, de la flambée des prix et du nouvel impôt de Louis XIV qui tient à prélever 600 000 livres en Alsace. Cette Anna Maria a pour parents Barth & Maria Lauber qui eux font partie intégrante de mes ascendants. Parmi ses enfants, Antonii qui en se mariant avec Magdalene Gehringer  donnera naissance, entre autres, à Anna Catharina qui en s’unissant avec Frantz Joseph Mertz se greffera sur la lignée qui aboutira à Gervais KELLER & Madeleine MERTZ pour lesquels j’ai déjà rédigé un  billet.

Changement de génération…

Hans MÜLLER  est mon sosa 1000 et donc le père de mon 500 qui porte le même prénom.  Je ne détiens malheureusement que peu d’informations sur lui, du moins pas assez pour tenter une ébauche acceptable de sa vie. C’est dans ce même village  que je le retrouve, sans aucune précision sur sa filiation ou son âge, avec pour promise une Catherinette de 25 ans: Catharina Fuxin  (orthographié également Fuchsin , Füchsin, Fichsin dans d’autres actes).  Une union célébrée le 3 janvier 1693, un samedi et dont l’acte de mariage me donne comme tanière d’origine pour cette renarde un lieu qui a pour nom « Wizen ».  Je suppose, qu’il s’agit-là, d’un des diminutifs de ce même village de Wittisheim retrouvé également orthographié « Witzen » dans les mêmes registres…

Dans l’immédiat, il m’est impossible de remonter la branche de mon 1000 par manque de registres de catholicités et je me dois de remettre à plus tard, les fouilles dans les archives notariales et toutes les autres sources potentielles. Quant à son épouse, figurez-vous qu’ à part mon sosabaptistere Sankt Catharina 500, donnera vie à deux autres enfants: une fille qui prend le prénom de sa maman, Catharina,  née en 1704 et Josephus né en 1699. Le baptistère utilisé par le curé Michael Dürr qui a baptisé ces enfants a la particularité  de provenir de l’église Sankt Catharina qui était au centre d’un village disparu vers l’an 1500: Niffratzheim.  Une bourgade complètement ravagée par la peste noire, un événement plausiblement vécu, par les villages voisins, comme une punition divine.  Probablement qu’il fallait  garder en mémoire la puissance de dieu et la lourde cuve en pierre est transportée à l’aide d’une charrette tractée par des bœufs. Il reste à ce jour le dernier vestige de ce village entièrement gommé des cartes.

Revenons à nos moutons, vingt jours après la naissance de Josephus, le  4 février 1699, un mercredi, son époux, Hans, décède subitement!

L’hiver est particulièrement froid, les cours d’eaux son gelés et j’ignore ce qui a bien pu se produire pour que cet homme passe ainsi de vie à trépas. Une évidence s’impose, ce n’est donc pas lui qui a enseigné à ses enfants le métier à tisser!

Johannes, mon sosa 500 a seulement un an et sept mois quand la grande faucheuse se décide de moissonner son père. Sa maman se remarie dans l’urgence, après une période minimale de deuil qui aura duré, en tout et pour tout, cinq mois et 18 jours. Le nouvel homme de sa vie, s’appelle Lorentz WISS, originaire du canton de Lucerne (Suisse) et l’union a lieu, après les trois proclamations d’usage,  le 22 juillet de la même année et il lui donnera  également des enfants, avant de décéder lui-même en 1710.

Quant-à mon aïeule, Catharina née Fux, elle s’éteint l’année de ses soixante-dix ans, le 10 décembre 1738.

Pour terminer, il me faut préciser que ces Müller, signaient « Miller ». J’ai même trouvé dans le registre des baptêmes un Joannes Miller laissant une descendance, qui sème un doute sur son identité et qui lui était marié à une Maria For (ou Fur suivant les actes). Impossible de vérifier, s’il s’agit d’un mariage antérieur de mon sosa 1000 ou d’une autre personne. En tous les cas, ce qui est certain est que cet autre Joannis était originaire d’outre-Rhin puisqu’il est mentionné comme venant de Brisgau (une région d’Allemagne, située entre le Rhin et la forêt Noire, dans le sud-ouest du land de l’actuel Baden-Württemberg).

15 commentaires sur “Et voilà 500 qui sont de 1000!

  1. laurent domergue
    1 mai 2015

    Stupéfiant et dire que moi ça coince a partir de mon grand père paternel …!!!

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    • wurtzele1
      1 mai 2015

      Pupille de la nation, adoption?

      Aimé par 1 personne

      • laurent domergue
        1 mai 2015

        Non mais noirceur familiale après abandon. Le seul élément, mon G.P.P , Fernand dit Leon Domergue est né a Decazeville en Aveyron …!!!

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      • wurtzele1
        1 mai 2015

        Je suppose que vous avez déjà contacté l’état-civil de Decazeville?

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      • laurent domergue
        1 mai 2015

        Oui bien sur, mais ils requièrent ma présence physique, pour toute requête, et je n’ai eu l’info sur les prénoms de mon G.P.P, il y a peu, et depuis pas d’occasions de m’y rendre en semaine bien sur aux heures d’ouvertures …!!!

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      • wurtzele1
        1 mai 2015

        Bon, tout n’est pas perdu alors! C’est sûr, c’est toujours compliqué de devoir se déplacer, mais quel bonheur d’avoir enfin des réponses. Bonne continuation dans votre quête🙂

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  2. toutoutoutine
    1 mai 2015

    Voilà à nouveau un article que je savoure comme… un épisode Sur les traces de Tintin…
    (ne va pas te vexer, c’est toute ma culture!…) 🙂

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  3. toutoutoutine
    2 mai 2015

    Je t’explique un truc@wurtzelz1: j’habite une ville dont Hergé a pris le décor pour l’une des aventures de son héros; du coup, une association « les 7 boules de cristal » a fait fleurir dans la ville d’énOrmes panneaux représentant les vignettes de la sus-B.D. en les différents lieux où se jouent les scènes.

    Pour évoquer la ville, Sissistronnelle reprenant la question posée par Tintin au Cap’ Haddock, a créé une rubrique « Où allons nous Capitaine ». . C’est là:
    https://differencepropre.wordpress.com/category/ou-allons-nous-capitaine/

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  4. toutoutoutine
    2 mai 2015

    Je comprends ta joie d’une traduction d’un album en ta langue alsacienne! Si, si!
    Sachant que Les aventures ont été traduites en moultes langues, dont le breton, je dirais que je retiens surtout qu’une ait été faite en espéranto! 😉

    (mais bon, j’dis ça, j’dis rien, je ne suis pas vraiment un fan du ptit reporter…)

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  5. ingenealogiste
    4 mai 2015

    Bravo, billet remarquablement vivant qui donne, comme tous vos articles, beaucoup de corps et d’intérêt à la manière dont vous parlez de vos ancêtres.
    Je suis aussi admiratif de la façon dont vous jonglez entre les langues !
    Rémi

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    • wurtzele1
      4 mai 2015

      Merci, c’est très gentil même si je ne suis pas certain de mériter de pareils éloges. Vos billets méritent réellement le détour et j’encourage vivement les visiteurs du moment à faire un tour sur votre blog.

      Aimé par 1 personne

  6. Pingback: Je ne suis pas un numéro ! (à propos du sosa 1000, 7 ans plus tard) | daieuxetdailleurs (en bref)

  7. lorrain1
    4 mai 2015

    Il existe une solution (que j’ai vécue il y a 30 ans) contacter les mormons, monter un dossier, s’il est accepté, partir à SALT Lake City, Utah et au Temple, une personne vous sera désignée (affectée), là vous aurez accès rapidement à beaucoup de pièces…
    Des chances que nous soyons des cousins éloignés : ayant moi-même des cousinages avec des Muller…

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