Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Les COURTOT du Val-de-Villé

TriembachVal_Courtot

Ce patronyme est  un dérivé,  régional en Bourgogne, de l’adjectif court. Il s’agit donc, du surnom d’un homme de petite taille. Au sein de ma famille, il était cycliquement évoqué en contrastant la position sociale, la richesse matérielle et intellectuelle avec une sombre histoire attribuée à des membres de sa descendance à la suite d’un partage de biens.  Bien sûr, je n’ai aucun souvenir des prénoms concernés et encore moins d’une époque précise, mais seulement du contenu général. Des recherches sont en cours. Il s’agit d’une rumeur, selon laquelle deux frères sont convoqués devant le notaire pendant la lecture du testament d’un parent défunt. Probablement, le père.  Une répartition qui n’est pas de leur goût et le ton monte rapidement avec l’arrogance de la jeunesse. Sur le bureau de l’officier ministériel se trouve une arme à feu sur un présentoir, un des deux frères le manipule nerveusement et le coup part involontairement dans l’œil du notaire dont on ne sait plus trop s’il a été simplement éborgné ou tué.

Il y a probablement des distorsions entre la réalité et cette version transmise par un « Courtot » à ma famille aux moments des faits.  Une histoire que je compte bien reprendre intégralement, sous un angle documenté et qui fera l’objet d’un futur article. En attendant, je ne dispose pas encore de cette matière, mais je peux vous présenter cette lignée.

La première personne à porter ce patronyme dans mon arbre, se trouve être Salomé Joséphinela grand-mère maternelle de Joachim Schwab. Pour mémoire, Joachim a déjà fait l’objet d’un billet sur ce blog et il en existe également une version augmentée pour ceux qui accèdent à l’espace réservé.

 

Salomé Joséphine COURTOT 1806-1875 [sosa 51] Native de la Wantzenau localité proche de Strasbourg, elle se marie le 9 février 1829 à Triembach-au-Val, avec le vigneron Jean Georges NUSBAUMER.  Je lui connais sept enfants.

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Jean Baptiste COURTOT 1771-1847 [sosa 102],  Natif de Belfort et parfaitement bilingue,  il entame, comme son papa,  une carrière dans les Douanes. Il se marie une première fois le 19 mars 1801 à Hirtzfelden (68) avec une Badoise Marie Barbe DIETZ.  Stationné le long du Rhin à Artzenheim, c’est l’endroit où naît, une année plus tard, son premier enfant, qui s’appellera comme lui. Il devient Receveur des douanes nationales/Impériales à La Wantzenau vers 1803. Il  aura six enfants dans cette commune, dont mon sosa 51, avant que toute cette famille déménage à Triembach-au-Val (probablement au cours de l’année 1815).  Sa femme y décède  l’année suivante. En 1819, il y épouse sa deuxième  Anne Marie DILLENSEGER qui lui donnera encore deux enfants.  Dans cette commune, dans laquelle il devient le maire, il sera connu comme vigneron.

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Joannis Jacob COURTOT 1729-1807 [sosa 204] Né à Châtenois-les-Forges, dans l’actuel territoire de Belfort, il s’y marie en 1750  avec Maria Anna MARCONOT originaire de La Chapelle-sous-Chaux, une bourgade située une vingtaine de kilomètres plus au Nord. En 1758, il est « commis au fourneau » aux forges de Châtenois-les-Forges. Il est reçu bourgeois à Belfort en 1769 et devient directeur de forges à Belfort.  Parmi ses enfants outre mon sosa 102, un de ces fils sera Lieutenant-Général de division dans l’Armée du Rhin et professeur de mathématiques dans le civil et pourvu de la légion d’honneur. Vers 1769-70, il se retrouve à Hirtzfelden (68). Il décède à l’ hospice civil de Strasbourg, à l’âge de 78 ans.

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Pierre Francois COURTOT 1706-1779 [sosa 408] Natif de Châtenois-les-Forges, il exerce comme métier laboureur puis cultivateur. Il se marie à Sermamagny (Territoire de Belfort) avec Anne Joseph BELOT, une femme qui affiche deux ans de moins que lui et qui en est originaire. Sept enfants naissent de ce couple dont 4 garçons. . Il décède à Belfort.

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Jean Pierre COURTOT 1667-1742 [sosa 816], Marié  en 1686 dans sa ville natale, Châtenois-les-Forges.  Son épouse , Marie COURTOT , est née la même année que lui et est native d’un petit village, Banvillars,  à sept kilomètres en remontant vers le Nord.

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Jean Pierre COURTOT 1620-1683 [sosa 1632]  .  Marié en 1646 avec  Eve MEILLIERE qui comme lui est native de Châtenois-les-Forges.  Ils ont sept ans de différence, Jean-Pierre étant le plus vieux. Elle lui donne une descendance de dix enfant dont cinq filles. 

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Là s’arrête, les informations que j’ai pu vérifier. Sur Geneanet,  la liste continue et nous trouvons encore:

Martin COURTOT 1580-1646 [sosa 3564],   Echevin  de 1635 à 1644. Mort en août 1646.

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Guénat COURTOT ca 1545/<1618 [sosa 6528] Maréchal Echevin Juré en 1609

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Claude COURTOT ca 1510/<1588 [sosa 13056] Dit « le Vieil Courtot » 

Je suis un  descendant à la 13e génération de cet homme qui semble clore, dans l’état actuel des recherches recensés sur le web autant que sur les documents imprimés que j’ai pu consulter,  cette filiation.

Si des personnes possèdent des documents où renseignements additionnels, je suis évidemment preneur.

Les prochains billets concernant ce nom de famille seront consignés dans la rubrique Courtot.

7 commentaires sur “Les COURTOT du Val-de-Villé

  1. jmg013
    14 avril 2016

    Le patronyme Courtot peut en effet être bourguignon, mais je crois que, venant du côté de Belfort, il est plutôt franc-comtois. J’ai d’ailleurs des ancêtres de ce nom dans le Doubs, comme mon Sosa 399, Jeanne Françoise Courtot. Ils venaient de ce secteur qui est près de La Chaux-de-Fonds en Suisse. Ce n’est d’ailleurs pas très loin de Belfort.
    Pour ce qui est de cette curieuse séance chez le notaire, on compte sur vous pour des précisions : les légendes familiales ont souvent un fond de vérité et elles méritent qu’on s’y attarde.

    Aimé par 3 people

    • wurtzele1
      14 avril 2016

      Pour le coup, je m’en suis remis a ce que j’ai pu lire concernant l’étymologie de ce patronyme. C’est un patronyme qui aime voyager, il reste à établir le tronc commun.., si bien sûr, il y en a un! La Chaux-de-Fonds–>Belfort.., 100 bornes quand même! Pour La Chaux-de-Fonds–>Auxonne en Bourgogne, cela ferait 150. Je ne sais pas quoi en penser. Si c’est comme les Klein en Alsace, il peut effectivement y avoir plusieurs nids😀

      Je compte effectivement traiter cette histoire de notaire, mais je ne dispose pas encore de la matière nécessaire.

      J'aime

  2. L'Ornitho
    15 avril 2016

    Flinguer du notaire. Ca tient du sacerdoce … bon, ça mènera pas loin par cette voie du bon-sens !

    Aimé par 1 personne

  3. malyloup
    15 avril 2016

    est-ce qu’il pourrait y avoir un même tronc commun entre les courtot et les courtaut?

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    • wurtzele1
      15 avril 2016

      Aucune idée, mais une distorsion orthographique à un moment donné est toujours envisageable.

      Aimé par 1 personne

      • malyloup
        15 avril 2016

        le sud de la champagne où je me situe se trouve ‘en gros’ à mi-chemin entre Belfort et la bourgogne et ici le nom courtaut s’écrit ainsi…….

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      • wurtzele1
        15 avril 2016

        C’est assez géolocalisé pour se poser la question en effet! 🙂

        Aimé par 1 personne

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