Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Le professeur Alphonse DOLLÉ (1884-1957)

DOLLÉ Alphonse (1884-1957)-a3

Enfant, mes parents n’emmenaient dans le Val-de-Villé, lieu de naissance du papa à ma maman.  Il fallait rendre visite à la famille et s’arrêter au Sauloch pour l’habituel Soïpfaffer, la spécialité de Tharcise Kuhn. Il y a beaucoup à dire sur ce dernier, cela fera l’objet d’un autre billet. La seule chose à retenir pour l’instant est qu’il  disposait de la correspondance, de photographies et  d’objets divers ayant appartenu à cet Alphonse Dollé dont il était le neveu.  Il est à l’origine de sa biographie.  C’est à un enterrement que je l’ai revu il y a environ cinq ans. On a eu par la suite quelques contacts téléphoniques et des échanges de mails. Il m’a plusieurs fois invité à passer le voir pour que je puisse profiter de ce qu’il a pu glaner sur les Schwab et les Dollé, mais je n’ai jamais pu trouver le temps de passer.. maintenant il est hélas trop tard!

Ce qui va suivre, est basé sur le travail de ce Tharsice , il faut bien rendre à César, ce qui lui appartient, mais avant cela, il me reste à préciser mon lien de parenté. 

Je suis un arrière-petit-fils d’une cousine d’Alphonse.  En plus clair, j’ai évoqué dans un précédent article mon ancêtre Caroline DOLLÉ et la personne dont  traite celui-ci, est le fils d’un de ses frères. Ses grands-parents, sont mes ancêtres à la 5e génération.., le tronc commun.

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C’est dans un village de 500 habitants, treize ans après l’annexion, le 26 septembre 1884 qu’Adélaïde donne naissance, chez elle,  à son quatrième enfant qu’elle prénomme Alphonse. Nous sommes à Triembach bei Schlettstadt, le papa, Joseph est tailleur d’habits et comme la plupart des villageois, également vigneron. Lui et son épouse sont mariés depuis six ans et ont déjà enterré les trois autres enfants. Un garçon  et deux filles. Le dernier d’entre-eux, s’est éteint alors qu’elle était à son sixième mois de grossesse dans l’attente de la venue d’Alphonse. La petite Marie avait précisément 1 an, 8 mois et 6 jours quand la grande faucheuse l’emportât. Perdre un enfant est une chose absolument dévastatrice pour des parents, alors en perdre trois!

Des années, des mois, des semaines, plongés dans la peine.., mais il faut aller de l’avant.

Comment oublier? Il y avait d’abord, le petit Joseph qui devait perpétuer la lignée familiale et qui n’aura vécu que 1 mois et 10 jours. Vient ensuite,  Céline . Elle est née le 21 octobre 1880 et a vécue 1 an, 5 mois et 8 jours. Avec le récent décès de la petite Marie, la crainte de perdre également le petit dernier, les submergent.

Alphonse a deux ans quand Alphonsine, sa petite sœur,  naît.  Il a pratiquement quatre ans quand Joséphine, Fifine, vient au monde. Quand arrive le dernier enfant de la famille, Françoise, Alphonse est déjà scolarisé à l’école communale.

Il a 14 ans en 1898, lorsqu’il obtient son « schulentlassungs zeugnis », un certificat de fin d’études primaires. Son papa qui frôle la cinquantaine a déjà les cheveux blancs et la moustache poivre et sel. Deux choix s’offrent à lui, lui trouver une orientation professionnelle ou lui permettre l’accès aux études secondaires.  Ce n’est pas simple, il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent se permettre d’envoyer leur enfant dans le second circuit qui évidemment nécessite de l’envoyer dans une grande ville.  Joseph et Adélaïde, veulent y croire et consentent à la vue de ses bons résultats, de l’envoyer à Strasbourg au  Bischofflichesgymnasium Sankt-Stephan, dès 1899. C’est un sacrifice pour la famille, mais Alphonse renouvelle ses bons résultats et en sort six ans plus tard muni de l’équivalent du bac, l’Abitur.

La moustache est appréciée par les Allemandes qui disaient alors « Ein Kuss ohne Schnurrbart ist wie Suppe ohne Salz », ce qui signifie « Un baiser sans moustache est comme une soupe sans sel ».  Il se trouve qu’il se l’était laissé pousser pour essayer de ressembler à son père. L’université impériale de Strasbourg, la Kaiser-Wilhelms-Universität, surnommé « le château de Sagesse » est alors sa prochaine étape. Celle-ci fut considérée comme la plus moderne et la plus innovante du monde germanique. Plus de la moitié des étudiants sont des Alsaciens. Finalement, son parcours s’y couronne avec un diplôme d’enseignant à l’issue de l’année scolaire 1911. C’est l’année où les librairies exhibent en vitrine la nouvelle version du Geschichte der deutschen Literatur (Histoire de la littérature allemande) de Max Koch enrichie de nombreuses illustrations. Ce dernier est un des pionniers de l’étude comparative en la matière pour cette Allemagne naissante.

Alphonse peut maintenant donner des cours d’allemand, mais aussi de latin et d’histoire et c’est, par ailleurs, exactement ce qu’il fera au  Wimpfeling-Gymnasium de Selestat (du nom d’un célèbre historiographe, natif de la ville) pendant toute une année en  qualité de « Probekandidat » (stagiaire).  Un statut sans aucune rémunération, fort heureusement ses sœurs travaillant dur et partageant leur paye, participent ainsi à l’effort parental, pour permettre à Alphonse de poursuivre sa voie.  Il est convenu qu’il les remboursera plus tard… quand son futur métier le permettra.

Changement de département, le voici dans une ville démographique plus dense de 3000 âmes que la précédente. Guebwiller, 13 000 habitants devient le lieu où il enseigne désormais en qualité de professeur auxiliaire.  Grand amoureux des Lettres,  il se plait à expliquer à ses élèves que la littérature allemande compte parmi les écrits les plus passionnants, par la variété des écoles qu’elle embrasse et la diversité des influences qu’elle a subies.  Ayant une mémoire phénoménale, il connait par cœur le Niebelungenlied, ses plusieurs centaines de vers dans un allemand désuet du temps des Hohenstaufen, dont la mélodie, le rythme, échappe aux règles de la poésie contemporaine!

Cela commençait souvent ainsi:

Uns ist in alten mæren wunders vil geseit
von helden lobebæren, von grôzer arebeit,
von fröuden, hôchgezîten, von weinen und von klagen,
von küener recken strîten muget ir nu wunder hœren sagen.

Ez wuohs in Burgonden ein vil edel magedîn,
daz in allen landen niht schœners mohte sîn,
Kriemhilt geheizen: si wart ein scœne wîp.
dar umbe muosen degene vil verliesen den lîp.

De vieux récits nous rapportent bien des choses étonnantes :
ils parlent de héros glorieux, de dures épreuves,
de joies et de fêtes, de pleurs et de plaintes.
Écoutez maintenant l’étonnant récit des combats de guerriers hardis.

En pays burgonde grandissait une très noble jeune fille ;
il n’y en était en aucun autre pays de plus belle ;
elle avait pour nom Kriemhild ; elle devint une femme très belle ;
c’est pourquoi bien des braves durent perdre la vie.

Arrive le premier conflit mondial…

Il se distingue par une fascination pour la France et ses propos à ce sujet lui valent huit jours de prison. Une condamnation où il se trouve accusé de germanophobie et qui tombe, à la date symbolique du 14 juillet, 1915.  Il ne loupe pas une occasion de mettre en avant le comportement barbare des Prussiens lors de la guerre de 70 et particulièrement, ce qui s’était passé à Saint-Maurice et qui restait au travers de la gorge de nombreux habitants du Val-de-Villé.

Après cette affaire, il est mobilisé dès la fin de l’année.  Il se retrouve alors à 1200 kilomètres de son village natal, à  une autre extrémité de l’Allemagne en Prusse Orientale avec interdiction de revenir en Alsace. La caserne est située à Graudenz en Poméranie et il doit se présenter au dépôt de recrues Nr 1 du Westpreußisches Infanterie-Regiment Nr.175, en ce 20 décembre 1915.

Au mois de février de l’année suivante, on le place, 60km plus loin,  à la Festungs-Fernsprech-Kompagnie Nr 2 à Thorn. La ville natale de Nicolas Copernic et une importante ville de garnison où l’on regroupe tout spécialement les francophiles dans ce qui peut-être considéré comme des casernes disciplinaires. Il y a des Alsaciens, des Lorrains. Un natif de Villé  s’y trouve également, le peintre René Kuder qui avait réalisé les vitraux de l’Église de Maisonsgoutte, s’occupe maintenant à croquer ce qui lui passe sous les yeux.

Provisoirement jugé inapte pour servir au front, le professeur devient tout naturellement secrétaire au dépôt d’artillerie.  Plusieurs fois par semaines, il reçoit des lettres ou des colis de ses sœurs.  Elles envoient du pain, des saucisses, des fruits, du sucre et même des œufs qui arrivent souvent dans un très mauvais état. Il y répond au même rythme en assurant ne pas avoir besoin de grand chose, qu’ils mangent bien et s’applique même à renvoyer soigneusement les emballages vides!

A son nouveau poste, Il  est apprécié pour son travail qui ne demande pas simplement d’être un petit bureaucrate, mais nécessite également une bonne compréhension de ce qui s’y passe et surtout de savoir anticiper. De visites médicales en visites médicales, les avis divergent. On le déclare tantôt apte pour partir au front, puis une contre-visite, le déclare à nouveau inapte. On a le sentiment que ses supérieurs essayent de le garder auprès d’eux. Par ailleurs parmi les gradés, certains l’embauchent pour donner des cours particuliers à leurs enfants. Alphonse a su se rendre indispensable.

En début d’automne 1916, il est hospitalisé dans la salle 35, à l’infirmerie hôpital N°7 pour une dépression nerveuse. Une rechute qui semble bien correspondre à son inaptitude au service et qui ne l’empêche pas de réaliser quelques travaux en lien avec sa fonction dans l’armée. Il lui fallait terminer ce qu’il avait commencé.  Il en sort à la fin du mois de janvier l’année suivante et est propulsé enseignant à mi-temps dans le collège de la ville qui fait le coin entre la  Hohe Gasse et la Strobandstrasse.  La ville a une certaine renommée commerciale et bien entendu, militaire. Elle détient la deuxième plus grande forteresse du pays, mais se distingue avec un nombre impressionnant d’écoles pour alors une population civile de 39 139 personnes!

Il s’y trouve huit écoles primaires, un collège pour les garçons, un pour les filles, un lycée municipal et même une école privée, une école royale et une école de commerce.  Le journal du coin, le « Thorner-Presse », fait une très courte citation de sa venue sans le nommer. Comme il est encore militaire, il se doit de rentrer chaque soir à la caserne et de porter chaque jour l’uniforme.., même pendant les cours.

Au mois d’Avril, il est définitivement jugé inapte à servir sous le drapeau et cela lui permet de travailler maintenant à temps complet. Il continue cependant de rentrer chaque soir à la caserne.  Thorn est vraiment une ville intellectuellement et culturellement séduisante, il y a même un musée, une bibliothèque publique et même un beau théâtre. Une ville moderne avec un tramway rapide et régulier. Sans compter les richesses architecturales, c’est véritablement une ville à taille humaine qui a les avantages d’une grande ville moderne et Alphonse ne tarie pas d’éloges à son sujet. Il n’écrit pas seulement à sa famille, mais il confie également à ses amis que les filles y sont délicieusement belles et bien plus joliment habillées que dans son Alsace natal.

C’est au mois de juillet 1917, qu’il est autorisé à prendre une chambre en ville.  Il enseigne jusqu’à la fin de la guerre et son retour dans le Val-de-Villé se fait le 20 novembre 1918. L’actualité est alors à la grippe espagnole qui fait des milliers de victimes en Alsace et c’est la ville de Mulhouse qui  paye le plus lourd tribut à cette maladie.

Il fait ensuite son grand retour au gymnasium de Selestat qui est en passe de rouvrir ses portes après avoir été transformé en hôpital militaire pendant la guerre. On le reprend sans perte de l’ancienneté effective.  Il passe pour un bon professeur aimé de ses élèves même si on le taquine sur sa petite taille. Comme ses sœurs l’ont fait pour lui, il s’occupe d’elles. En 1922, le Gymnasium prend le nom de collège Schwilgué, pour honorer un ancien professeur de mathématiques du collège . Enfin, en 1925, il est baptisé Lycée Koeberlé, du nom d’un célèbre chirurgien pionnier de la chirurgie abdominale et natif de Sélestat.

Alphonse troque son ancienne moustache. Celle qui fait fureur est raccourcie et résolument plus moderne:  la moustache brosse-à-dents. Ramenée par le cinéma américain, elle contraste avec «kaiserbart», ou la moustache du Kaiser, qui a été si populaire en Allemagne et la désavoue symboliquement.

Le jour même où le maréchal Pétain annonce la capitulation de la France, le  17 juin 1940, les Allemands entrent à nouveau dans Selestat. Des milliers de prisonniers français sont parqués dans les casernes de la ville. Ils ne se contentent pas d’occuper la région, mais l’intègrent à leur territoire en la rattachant au pays de Bade.  Dès la rentrée scolaire, le collège est rebaptisé Jacob Wimpfeling Oberschule.

Alphonse étant un excellent professeur d’Allemand, il reste en fonction comme la plupart des autres enseignants. À ceux-là, se rajoutent maintenant des nouveaux, d’outre-Rhin, exhibant leurs insignes du parti nazi…

L’allemand étant à nouveau la langue officielle,  il a du pain sur la planche puisque la plupart des petits Alsaciens, bien que totalement dialectophones, n’y comprenaient pas grand-chose dans leur tentative d’isoler les mots dans ce débit incessant de sonorités inhabituelles. Il enseigne également le Grec et sa patience est souvent mise à l’épreuve, mais en bon professionnel, il s’adapte. Ce n’est pas une « langue » facile à étudier, aussi  il essaye tous les subterfuges pour la rendre attrayante.

De l’avis général de ses anciens élèves de cette période, il était un professeur attentionné qui prodiguait avec passion son enseignement. Toujours prêt à épauler les élèves en difficultés, ceux qui avaient du mal à suivre. Il organise des concours de récitation qui ont un franc succès dans sa salle de classe. De ses élèves-là, de nombreux témoignages font également état de son intervention salutaire quand des actes d »hostilité envers  les allemands importés étaient commis par ses garnements. Tout à la fois amoureux des lettres et de la littérature germanique, il détestait le totalitarisme ambiant.  Il prend des risques considérables quand il cache dans la cave familiale, l’aîné de ses neveux, Joseph Kuhn, qui avait tenté de se soustraire à l’incorporation de force et ayant échoué dans sa tentative de rejoindre la France occupée. Il est suspecté par quelques-uns de ses collègues et surtout par Putschies, le directeur de son collège, d’en savoir bien plus qu’il ne veut l’admettre. Il garde son sang froid, une maîtrise complète de ses émotions à chaque fois qu’il subit les interrogatoires de la Gestapo.

Le 2 novembre 1944, le directeur lui remet une convocation pour se rendre dans les Vosges pour une durée de trois semaines où ont lieu des travaux de « Schantzen ».  Fortifications, tranchées à creuser en réalité compter sur une levée massive d’une armée populaire qui ne dit pas clairement son nom pour tenter d’éviter une défaite probable.  Le départ est prévu à la gare de Selestat, deux jours plus tard à 18h00 précise.  Il doit se munir de vivres pour quatre jours; d’une paire de chaussures de travail, des habits de travail; deux couvertures, de la vaisselle et des couverts ainsi que d’outils de travail (pioche ou pelle) et bien évidemment se munir de ses papiers d’identité.

Alphonse sait pertinemment, que l’issue de la guerre est proche. Il a l’expérience et le détachement nécessaire à une juste analyse de la situation. En lieu et place d’aller à ce rendez-vous qui sent mauvais, il utilise ses contacts pour disparaître de la vue de l’occupant.  Les autorités le cherchent sur les routes. Avec la complicité de médecins, il est placé dans une chambre de l’hôpital de Selestat.  Quand le danger se précise, c’est dans son grenier qu’il se cache avec son neveu Tharsice cité en introduction. Ce dernier affecté à la défense aérienne avait profité d’une permission, pour s’échapper et rejoindre Alphonse.

Le 23 novembre, Strasbourg est libéré et la nouvelle s’étend comme une traînée de poudre. Le jour même, ils peuvent sortir de leur cachette. Alphonse se rend alors immédiatement à Triembach pour s’occuper de son neveu Joseph caché depuis plus de deux années pour l’emmener déguisé en femme au hameau de Taubental.

Quatre ans plus tard, il prend sa retraite  à Triembach et y décède, le 15 août 1957.. jour de l’assomption et est enterré, selon le rite catholique. Il avait 72 ans. Ce jour-là, le journal « L’Alsace » titre sa « une » sur l’anti-américanisme dans le monde arabe et sur la situation en Algérie.

Sur sa vie reste ouverte la question de sa sexualité.., on ne lui connait pas de femme.  Sa sensibilité politique, n’a pas non plus été évoquée lors des discussions le concernant.

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Pour aller plus loin…
*Alphonse Dollé:(1884-1957):professeur au collège Koeberlé Kuhn Tharsice
*Le poing allemand en Lorraine et en Alsace, 1871-1914-1918 par Fribourg André aux eds H. Floury, Paris 1918
*Le courrier du mémorial N° 13 / Mars 2009
*Joseph Kuhn(1922-1947) sur photo.rmn.fr

Si vous disposez de documents écrits ou photographiques, pouvant corriger ou compléter les données de cette page, veuillez contacter l’auteur du site.

3 commentaires sur “Le professeur Alphonse DOLLÉ (1884-1957)

  1. jmg013
    1 août 2016

    Le grand-père de ma femme était aussi à Thorn en 1916 et il y a été photographié, clichés auxquels j’ai consacré un article de mon propre blog : « Qui sait si nous nous reverrons ? » http://maioresnostri.eu/2015/08/qui-sait-si-nous-nous-reverrons-2.html

    Aimé par 1 personne

  2. velomaxou
    1 août 2016

    Je vous félicite pour ce récit passionnant

    Aimé par 1 personne

  3. voulaah
    19 octobre 2016

    très passionnant ton récit comme toujours et ca fait pparendre des choses
    bravo pour ton travail très bien documenté et merci du partage
    très bonne journée
    bisous

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