Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

Racisme et xénophobie en Alsace

Durmenach 1848

Durmenach 1848

Par ce billet d’humeur, commencé il y a plus d’un an, partagé avec quelques intimes; programmé, puis déprogrammé (sans savoir si j’allais réellement le poster), je veux rompre avec l’hypocrisie ambiante. Un thème qui fâche,  qui déchire le pays en deux.  Nous avons tous pu remarquer que mis à part quelques cas sociaux, personne ne s’estime ouvertement raciste.  C’est un mot obscène,  qui en dit long  sur celui qui en est affublé et qui sonne comme une accusation.   Il n’est pas aisé d’évoquer ce sujet par les temps qui courent, mais  je me suis souvenu d’une acclamation professorale: osez, osez, osez!

Ce n’est pas spécifique à l’Alsace,  le politiquement correct rend de nombreuses choses tabous. Un formatage qui nivelle la pensée et fait du racisme, un synonyme de xénophobie, qui superpose au sens littéral, un sens courant artificiel de facture récente.  On ne peut juger le passé avec nos convictions humanistes actuelles et cataloguer les gens dans des tiroirs « bons » ou « mauvais ».  Comme de nos jours, l’indépendance intellectuelle y était rare et les victimes d’un obscur héritage culturel et de douteux courants de pensées  étaient nombreuses.  Je tiens à proposer un témoignage dans lequel, l’idéologie n’a plus sa place et est remplacé par des réflexions  que j’estime les plus raisonnables. Rassurez-vous, non pas parce que je pense détenir une quelconque vérité, mais plutôt en raison du détachement qui s’impose, pour que l’observation ne rentre pas au service d’un rigide parti-pris.

De quoi parle t-on exactement, lorsque l’on évoque le racisme et la xénophobie?

Un mot contient des nuances dont on ne tient rarement compte. Il résume grossièrement une image mentale, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un processus intérieur complexe. Je ressens le besoin de parler de ce sujet en sautant du passé au présent, car j’ai un point de vue qui ne s’accorde pas avec ce que je vois et j’entends de l’extrême gauche,  à l’extrême droite.

Ce qui suit, n’a pas vocation d’excuser les discriminations, mais simplement de dresser un portrait.., probablement politiquement incorrect et dérangeant, mais néanmoins très fidèle à ce que j’ai pu récolter.  Un besoin d’exprimer et de confronter ma vie, ma compréhension à celle des autres. La confusion dans ce qui est exprimé est volontaire, je n’ai que des constats, du vécu, pas de solution (des pistes peut-être). Un billet qui par son contenu, risque de heurter une fierté alsacienne qui a du mal à se remettre de nombreuses blessures historiques. Il y a des choses que l’on peut dire, mais qu’il n’est pas aisé d’écrire.

Que cela plaise ou non, nos ancêtres, qu’ils soient d’Alsace ou d’ailleurs, étaient massivement racistes et xénophobes. Une vérité évidente pour ma génération et celles d’avant, mais dérangeante.  Les ingrédients sont toujours les mêmes, seules les proportions varient au gré des circonstances et d’un potentiel individuel ou collectif. Nous y trouvons pèle-mêle de trop faciles raccourcis de la pensée, des émotions négatives, des croyances transgénérationnelles et des observations concrètes qui froissent des habitudes culturelles ainsi qu’ une morale référentielle. Le responsable est désigné à l’avance, dans un  procès mental exclusivement à charge.

Une Alsace historiquement terre d’accueil avec ses célèbres universitaires où a baigné  « l’Humanitas Alsatica », née de la réforme, ne change rien à l’affaire…

Amusant, l’école de la république m’a enseigné autrefois, qu’il existait quatre races déterminées par des couleurs de peau. Le racisme revenait à être hostile à une ou plusieurs des autres races que la sienne et se traduisait souvent par une « anthropochromophobie » (je sais, le mot n’existe pas, mais il est bien pratique). Je me souviens alors que j’étais encore un enfant donnant ma main à ma maman pour me rendre à l’école maternelle,  que le premier « noir » que j’ai pu croiser m’avait effrayé au point d’en pleurer chaudement. Pourtant, à cette période de ma vie,  on ne m’avait rien inculqué de précis sur cette « race » ou une autre. Cette différence qui faisait peur,  tenait simplement du fait, de la rareté anecdotique de pouvoir croiser un individu aussi typé dans ce quartier!

Ridicule n’est-ce pas?

Pendant des siècles, la grande majorité des Alsaciens ne rencontraient que rarement des personnes d’une autre « race », mais la xénophobie (peur ou hostilité envers l’étranger, celui qui est différent) comme partout ailleurs dans le monde, était largement généralisée.  Ça commençait souvent, avec les voisins de la commune d’en face et pour s’en assurer, les surnoms donnés aux habitants des différents villages par leurs voisins ne sont pas très élogieux et quand ils le semblent, sont souvent ironiques.

Si de nos jours, les races n’existent plus pour ranger l’humanité dans un code de couleurs, le racisme subsiste avec des gammes chromatiques plus détestées que d’autres suivant l’endroit du globe où l’on se trouve..  La terminologie change,  mais le panorama est le même.

Par le passé, pays, duchés, régions, départements tous ceux qui venaient d’ailleurs, étaient de facto suspects pour les masses populaires. Quand un étranger venait s’installer dans le village, il coulait souvent beaucoup d’eaux sous les ponts avant qu’il soit accepté par les autochtones. Très tôt, les enfants entraient en conflit avec ceux du village voisin.., une histoire que tout le monde connait. Dans la mémoire collective, traînaient  également les grandes blessures laissées par ceux d’ailleurs, venus apporter la peste ou le choléra ou  de nouvelles religions,  paraissant justifier l’entretien d’une certaine crainte…

Par temps de paix sociale, la xénophobie était vécue majoritairement dans son sens littéral: la peur, la méfiance de l’autre.  À l’exception des grandes villes, les règles du vivre ensemble imposaient d’être le plus honnête possible avec les siens, ceux qui sont susceptibles de nous venir en aide. Naturellement, les voleurs, les escrocs allaient commettre leurs forfaits ailleurs. Cela semble expliquer aussi, une certaine méfiance…

Dans le même registre, pendant des siècles, l’anti-sémitisme dirigé essentiellement vers la communauté juive était monnaie courante et quelques pogroms ont tristement entachés notre histoire. Nommé en alsacien « Juden rumpel », le dernier pogrom qui a eu lieu en France, à eu lieu dans le Sundgau, à Durmenach en 1848 où  75 maisons de familles juives furent incendiées, sans oublier bien-sûr, la dernière guerre mondiale où les dénonciations de juifs restent tabous. Il y a beau nombre de patronymes qui seraient bien ennuyés, s’il venait à quelqu’un de fouiller un peu dans leur passé.  Il faut bien comprendre que le racisme, la xénophobie ou encore l’antisémitisme, comme de nos jours, ne se traduisait pas forcément par de la colère et de la haine. Ces dernières étaient surtout exaltées, par des événements ponctuels en période de crise à la recherche d’un bouc émissaire.   Sentiment de supériorité, mépris, moquerie ou indifférence en étaient les formes les plus répandues.   Je pense qu’il faille rendre aux mots, leurs véritables sens.  On pense avec des mots et si l’on réduit leur portée, on réduit également le champ de notre compréhension. Cela est bien pratique pour diviser, opposer dans des jeux où l’émotion, de part et d’autre, entrave nos capacités de réflexion. L’aspiration qui pousse l’homme vers un humanisme raisonné est aussi légitime, que les craintes irraisonnées et la bêtise résultante d’un communautarisme se plaignant de troubles occasionnés par la venue d’étrangers.  Paradoxe de la nature humaine, on notera dans un même temps que l’étranger fascine… on veut tout savoir sur lui et les rapprochements sont heureusement inévitables.

Au fil des années, de nombreuses personnes issues de flux migratoires eurent à subir des crises de xénophobie. Sous le Reichsland Elsaß-Lothringen, par exemple, les Italiens étaient souvent pointés du doigt dans la presse locale dans des termes très peu élogieux. Réputés comme voleurs  et de jouer facilement du couteau, la police devait souvent intervenir et les quotidiens locaux ne se privaient pas de souligner avec insistance que la piètre réputation de ces gens ne se dément pas!  N’aller pas imaginer que ce type de journalisme était spécifique aux casques à pointe, dans l’hexagone de tels textes fleurissaient également.

Le choc des communautarismes est universel.  Il a toujours existé un temps d’adaptation variable suivant l’étendue des différences culturelles. De nos jours, identifier des problèmes causés par un défaut d’intégration, ou un choc culturel s’il n’est pas carrément interdit, est compliqué, voire impossible. Les statistiques souffrent des mêmes restrictions. La chose est bien intentionnée, mais est-elle favorable à l’étude sociologique?

Gens du voyage, Français, Yougoslaves, Polonais, Allemands.., chacun à droit à un moment ou à un autre de l’histoire de l’Alsace à goûter le fruit de la bêtise de braves alsaciens. Qu’importe la forme que revêt cette tare, elle est universelle. Raciste ou xénophobe, rappelons-nous que personne par le passé ou par le présent, ne se résume à cette définition. Elle est surtout, ce qu’elle a été au quotidien, tout au long de la vie.  Sans avoir un âge canonique, enfant en colonie de vacances en Haute-Saône, j’étais le sale boche, le fritz ou le spountz. Les enfants ne sont pas tendres entre-eux, j’ai pu souffrir de cette forme de bêtise en étant l’étranger dans mon propre pays!

L’Alsace, le rendait bien puisqu’en ces temps-là, de long en large, dans toute l’Alsace, le français n’était pas en odeur de sainteté en dehors d’un certain milieu libéral qui y trouvait son intérêt. Partout, du Haut-Rhin au Bas-Rhin, on entendait que le français est sale, arrogant etc. J’ai formulé ma position sur le sujet, en contre-courant avec ma famille, en militant ouvertement contre le racisme et en affichant des valeurs qui poussent à l’universalisme, valeurs que je partage toujours sans me conformer pour autant à son expression dominante.

Si l’on peut se féliciter que de nos jours, la loi puisse tempérer les effets négatifs de la chose; de considérer la tare comme une atteinte aux droits de l’homme, je ne constate malheureusement pas un net recul du racisme. Juste un peu plus de précautions dans sa formulation. Pour être tout à fait honnête, je confesse constater en toute conscience,  bien plus de racisme qu’avant!  Il se véhicule, à voix basse, à mots mesurés, un activisme haineux et un grand retour du communautarisme identitaire et religieux !

J’ai même vu naître une nouvelle forme de xénophobie où sous couvert d’humanisme, l’on haït, le raciste, voire plus incongru encore: le xénophobe!  J’ai rencontré d’haineux antiracistes/antixénophobes totalement inconscients l’ubuesque contradiction. La haine des uns vaut bien celle des autres… Comment peut-on haïr une carence d’empathie, de compréhension ?

Il y a quelque chose de profondément irrationnel dans la xénophobie, qui ne se remarque qu’avec le recul, un détachement de l’actualité. L’argumentaire reste secondaire, les émotions court-circuitent nombre d’éléments à décharge. Demander à un raciste de ne plus l’être, revient à demander à un croyant de ne plus croire!

Rien de neuf sous le soleil, même un Voltaire, figure emblématique des lumières est tombé dans le piège de la facilité en écrivant de nombreuses lignes profondément racistes, xénophobes et favorables à l’esclavage!

Pour justifier des lois et des politiques publiques contre d’insupportables discriminations, on criminalise la bêtise dans un jeu d’appartenance et d’opposition qui ne favorise que la division et la dissolution des libertés individuelles.  Les plus cultivés donnent mieux le change, pendant que la France se déchire dans des problèmes identitaires,  de nombreuses lois sont votées contre l’intérêt du peuple. Un scénario, qui par le passé, nous a apporté une belle guerre mondiale sans apporter de solution puisque les idées et constats d’avant-guerre reviennent au galop et inondent la toile.

Je lis, çà et là, que le racisme se décomplexe.  Je ne vois pas les choses ainsi. Il a juste profité d’une très courte période où il était moins visible, parce que les projecteurs étaient tournés vers des aspirations égalitaires de mouvements associatifs ou politiques qui s’organisaient. Il a cela de commun avec la superstition, qu’il évolue dans toutes les communautés, toutes les classes sociales et n’a besoin de nulle logique.

En même temps, se pose le problème insoluble du multiculturalisme que l’on nous présente comme incontournable, une idée fantastique quand elle est assimilée naturellement et qui devient désastreuse dès lors qu’elle est imposée. Cela se passe très mal dans les régions à fortes identités, alors même que l’on s’est acharné à détruire les langues et donc par extension, la manière de penser afin de rentrer dans le moule de la république. Une violence administrative qui me faisait recevoir des claques de mon instituteur, à l’école, sous motif que je m’exprimais en Alsacien pendant la récréation avec la grande majorité des autres enfants qui, comme moi, avait plus d’aisance et de naturel à s’exprimer « Wie d’r Schnàwel g’wàchse esh » (comme le bec, leur a poussé)!

Je pense, que mon école, ne devait pas être une exception…

Il faut dire, qu’à la maison on ne parlait qu’alsacien et la frontière avec la France commençait dès Belfort. Je découvrais ma nouvelle langue sous les coups de bons français aux méthodes expéditives. Mes instituteurs Bo….. et Go….. se chargeant au passage de nombreux sévices corporels avec une inventivité et un sadisme qui mériterait que j’aille pisser sur leur tombe.  Je me demande encore comment je n’en suis pas venu à haïr cette langue.  Il ne s’agissait pas de détraqués, mais de pratiques quasi-généralisées.  Avec l’ajout dans la classe d’enfants Espagnols, de Portugais, d’Italiens que de proches chantiers avaient apportés (certains ne parlaient pas un mot de français et  étaient logés à la même enseigne, que nous les petits alsaciens qui nous nous confrontions à une langue inconnue), a  favorisé mon parcours de militant antiraciste.

Ensemble, nous avons découvert cette langue que presque personne ne parlait à la maison. J’en ai gardé l’aspiration, la bienveillance, mais pas le discours qui me devient aussi insupportable que celui des racistes. Il faut dire que mes convictions humanistes se heurtaient rapidement  à celles de ma famille profondément xénophobe dans toute sa composante.  Xénophobe? Oui, mais pas que!  Ils étaient tout et son contraire.., au fil des circonstances. Leur xénophobie était surtout caractérisée par une grande méfiance, quelques rappels d’événements,  des jeux de mots douteux, quelques colères et  insultes.  S’il m’avait fallu prouver qu’ils n’étaient pas racistes, j’aurai pu choisir en quantités égales de beaux moments d’ entraides, d’accolades, de choix d’éléments culturels etc…

Sur ce sujet, je me suis brouillé avec mes voisins, certains de mes amis et des collègues de travail qui avaient des arguments bien affûtés pour stigmatiser le « bronzé » qui est venu agrandir l’antique liste des parias. Dans tous les villages d’Alsace que j’ai pu fréquenter, les mêmes âneries se constataient.

Le meilleur espoir contre ce cancer social reste les jeunes que le brassage ethnique depuis l’école, aura rendu imperméable aux discours haineux, à condition qu’ils ne suivent pas trop, sur ce point,  la trace de leurs aïeux communautaristes.  Observateur curieux à l’oreille attentive, je ne peux que remarquer que les personnes les plus virulentes en matière de xénophobie sont en majeure partie issues de milieux vantant leur religion.

Volontairement, je ne rattache pas les religiophobies à la xénophobie. J’utilise ce mot, car il caractérise une réalité, dont on peut détacher l’islamophobie, la christianophobie et toutes les philosophies issues de ces livres prétendus inspirés par un être suprême, se contredisant en ayant chacune un code moral ou de justice. Ce qui ne permet pas d’être une référence universelle, juste , équitable et dont les craintes pour les uns et les autres restent légitimes. Avoir peur d’une idéologie, n’est en rien, sauf par un raccourcis intellectuel voulu et coupable, une hostilité envers un individu. À titre personnel, les religions m’inquiètent et paradoxalement, pas les croyants. L’individu, s’il peut évoluer en pire est également un être capable de discerner à un moment où un autre, l’instrumentalisation dont-il est l’objet.

Je refuse de contribuer à monter une frange de la population, contre une autre.  Ce n’est pas une manière responsable de régler ce problème et les politiciens qui le font, dans un sens ou dans l’autre, m’apparaissent criminels.  La justice s’occupe des déviants avec des outils discutables, mais  l’homme politique se doit de rallier le peuple, pas de le diviser en jouant avec les haines, les peurs et les croyances.  Un problème se solutionne quand l’énoncé est pertinent et qu’il contient tous les éléments permettant une honnête déduction.   Certains constats convaincants qui font le buzz dans des partis politiques sulfureux, sont ignorés ou niés  par les autres.  Les mots sont vidés de leur sens, en épousent d’autres pour servir une idéologie tout aussi détestable que celle combattue puisque basée sur des données frelatées.  Je ne peux reprocher aux uns des constats évidents et aux autres un désir de paix et d’harmonisation …  Sur un sujet aussi épidermique, il faut pouvoir libérer la pensée et non la restreindre.  Il est impossible de trouver une solution à un problème où une partie de l’énoncé est pénalement interdite. A l’absurdité d’un raisonnement, on rajoute la frustration et on favorise l’hypocrisie.  A ce jeu-là, les meilleurs deviendront justes plus habiles dans le double langage !

Rappelons-nous simplement qu’aucune guerre n’est spontanée, il y a toujours une volonté qui planifie l’issue voulue inévitable,  rapportant son lot de racisme pour la justifier.., des victimes d’une pensée despotique qui trouve cycliquement son auditoire.

En ce qui me concerne, je pense que  l’outil censé lutter contre la bêtise est totalement inadapté et produit même l’inverse.  Les communautés victimes sont également des bourreaux et l’antisémitisme d’hier revient à grande vitesse, véhiculée par des religieux intouchables au nom de leurs croyances. La fracture est palpable, les mécontentements montent de part et d’autre.  La répression devenant l’outil de l’accélération visible de ce processus, me semble de plus en plus absurde.  Le remède trouvé par nos politicards  contre le racisme m’apparaît maintenant bien pire que le mal.  Plus personne ne peut se convaincre d’un retour à la normale, puisque c’est une définition vide de sens… l’intitulé étant absurde…  On marche sur la tête!

Ce dont je suis certain, c’est que mes certitudes sont toutes tombées, les unes après les autres. No Way!

Un constat cependant: plus on passe du temps à parler de ce qui nous divise, moins on parlera pas de ce qui pourrait nous unir.  De nos besoins communs, de nos intérêts convergents.  C’est peut-être là, que se trouve le réel avantage des politiques à nous focaliser sur ce sujet qui coupe la France en deux et qui commence sérieusement à m’irriter.

Non, je ne veux pas me battre contre le racisme, la religion, cela n’a plus de sens à mes yeux.  Je veux me battre POUR la Fraternité, l’Égalité, la Liberté et la Laïcité.  On ne se bat pas contre l’obscurité, il suffit d’apporter de la lumière et cela ne peut pas se faire sans libérer la parole, l’esprit critique qui seul peut faire barrage aux flots d’émotions négatives voire positives (c’est pareil à mes yeux) où l’on essaye continuellement de nous immerger.  Je ne veux pas être emporté par un courant de sentiments et en même temps, il me faut pouvoir analyser, critiquer sans concession, ce qui m’apparaît insupportable dans tous les domaines où ma pensée me porte.  Il n’y a pas de contradiction, on ne change pas le lourd héritage du passé, même s’il est aberrant par son irrationalité, par des lois et décrets qui reviennent à vouloir éviter les débordements en voulant mettre un couvercle sur une marmite en ébullition!

Sans vouloir banaliser le racisme qui n’a nul besoin de moi pour cela, j’en fais quoi moi de mes ancêtres xénophobes ?  Dois-je planquer honteusement des anecdotes sous le tapis, simplement parce que cela s’avère, dans le contexte actuel, dérangeant?

Comment traitez-vous ce sulfureux sujet dans vos chroniques sans porter préjudice à vos sosas ?  En parlez-vous seulement ?

63 commentaires sur “Racisme et xénophobie en Alsace

  1. nuage1962
    21 octobre 2016

    Difficile je trouve de cliquer j’aime avec un sujet aussi grave et toujours aussi fort a notre époque Pô artut dans le monde

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      Vous-avez raison, il ne s’agît pas d’aimer. Chacun voit midi à sa porte, il s’agit simplement de forcer la réflexion en dehors du blabla politique des deux camps et pour ceux qui sont assez vieux.., de se souvenir. Le sujet est grave et risque à tout moment de dégénérer.., c’est la raison pour laquelle il faille en parler.

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      • nuage1962
        21 octobre 2016

        Oui c’est un sujet qui ne doit pas devenir un tabou

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      • wurtzele1
        21 octobre 2016

        Il l’est déjà… Tout ce que l’on dit est interprété pour nous faire entrer dans l’un ou l’autre des tiroirs. Il n’y en a pas 50, seulement deux. C’est assez flippant quand on y songe!

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  2. loufoxinloveblog
    21 octobre 2016

    Une réflexion intelligente car sensible (ça vient du cœur).

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      Merci, je ne sais pas quoi dire. Je ne suis pas à l’aise avec l’intelligence du cœur. Il y a tellement de bons sentiments contre productifs… 🙂

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      • loufoxinloveblog
        21 octobre 2016

        Il ne s’agit pas de bons sentiments mais

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      • loufoxinloveblog
        21 octobre 2016

        désolée le message est parti trop tôt ! Donc en d’autres termes il s’agit de bon sens et de bonne volonté ! Les bons sentiments et les bien pensants sont effectivement contre-productifs !

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      C’est bien ce que j’avais cru comprendre 🙂 Je ne suis pas certain de bien saisir… ca doit-être la fatigue, l’heure tardive…

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  3. jmg013
    21 octobre 2016

    Un peu injuste pour Voltaire : relisez le chapitre 19 de Candide.

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      Ca remonte en effet à loin. Après avoir relu, je doute un peu plus, mais je ne suis pas convaincu. J’y vois plutôt une analogie . Ce qui est certain est que de faire le procès d’un cadavre est chose aisée, l’intéressé n’étant plus là pour se défendre.

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  4. lessen-ciel.com
    21 octobre 2016

    J’aime sans aimer car c’est vrai que certaines choses ont pu être dérangeantes dans le passé et le sont encore… Mais malheureusement cela se passe dans d’autres régions. Belle soirée

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      Nul besoin d’aimer. Le racisme, même s’il est ancré dans l’inconscient collectif, n’a rien de séduisant. Par contre, pas besoin d’aller dans d’autres régions, en France également le phénomène n’a pas régressé et ce qui était dérangeant hier, l’est encore bien plus fréquemment qu’avant, simplement ils ne s’agit plus des mêmes protagonistes! Un débat complexe totalement à contre-courant. C’est exactement, ce type de raisonnements qui mériteraient quelques joutes verbales.

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      • lessen-ciel.com
        21 octobre 2016

        Je parle du fait de cliquer sur le j’aime de ton article car justement je n’aime pas le racisme 😉 !!!!

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      C’est bien ce que j’avais cru comprendre 🙂

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      • lessen-ciel.com
        22 octobre 2016

        Nous nous sommes compris et ça c’est déjà beaucoup 😉. Bonne nuit.

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  5. Pierre Lagacé
    21 octobre 2016

    Bravo pour cette belle réflexion qui s’adapte à tous les pays.

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    • wurtzele1
      21 octobre 2016

      Merci Pierre, l’humanisme consiste à ne pas rejeter l’autre, à fortiori pour ses faiblesses. Ce qui ne veut pas dire, bien sûr, qu’il faille baisser les bras. Je suis de ceux qui pensent que Coluche a été plus utile et efficace pour dénoncer le racisme et faire changer les mentalités que « Touche pas à mon pote ».

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  6. pallilogienyc
    22 octobre 2016

    Je vous remercie d’avoir changé d’avis et d’avoir publié ce texte. Beaucoup de vos mots résonnent en moi.
    En vrac, sur les italiens, mon père est arrivé à Reims en 1922 quand son propre père a eu la certitude de travailler au même endroit pendant assez longtemps, avant il était envoyé un jour à Marseille et la semaine suivante, son chantier fini, il pouvait être amené à travailler à l’autre bout de la France. C’était un excellent plâtrier, la qualité de son travail ayant été reconnue, il a été embauché sur le chantier de la rénovation de la cathédrale de Reims. Deux petites anecdotes à ce propos, l’année où mon père a passé le certificat d’études, l’élève qui obtenait les meilleures notes du canton recevait un réveil offert par le conseil cantonal, hommage de la République à ses meilleurs éléments. Cette année-là donc, le réveil fut offert au troisième, parce que les deux premiers étaient italiens….
    Et puis, on reprochait aux italiens leurs pratiques religieuses…; Comment ça ? Mais les italiens étaient catholiques, de l’église catholique apostolique et romaine ! Mais voyons, tout le monde sait bien que les italiens ont des pratiques rituelles « pas de chez nous » aujourd’hui, on les qualifieraient d’intégristes… Il semblerait même que ces italiens égorgeaient des poulets (dans le meilleurs des cas) voire des nouveaux-nés pour mélanger le sang obtenu à la pâte des hosties pascales… Il est d’ailleurs surprenant de voir que cette rumeur ressemble étrangement à celle à propos des Juifs, c’était effectivement un reproche fréquent en Europe de l’Est, bon alibi pour débuter un pogrom…
    Sur les races, je me souviens avoir eu entre les mains un livre à l’usage des futures institutrices où les races étaient listées et les caractéristiques morales propres à chacune énumérées, de mémoire le noir est feinéant, l’asiatique travailleur mais fourbe, l’arabe voleur, la race blanche est supérieure aux autres.
    Pour finir, je confirme que Voltaire était éminemment raciste, mais l’histoire a choisi de ne pas retenir cet aspect peu glorieux de sa pensée.

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    • wurtzele1
      22 octobre 2016

      Merci pour votre longue intervention. J’ignorais que l’on avait pu prêter des pratiques aussi abracadabrantesques aux italiens. Le comble de l’absurdité: des catholiques, venant du pays du pape, souffraient d’accusations habituellement réservées aux juifs dans un environnement majoritairement chrétien !

      Le cas Voltaire est compliqué, il est difficile d’avoir des certitudes, mais on est en droit de le supposer. Je me contente de dénoncer qu’il a écrit de nombreuses lignes avec des partis pris racistes.

      Je reste assez étonné, que mon texte ne soulève pas des levés de boucliers avec en réflexes pavlovien, des récitations automatisées d’ habituels credo.

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      • carnetsparesseux
        23 octobre 2016

        Merci pour cette courageuse réflexion.
        Sur l’accueil des Italiens en France, on peut lire avec profit « les Ritals » de François Wolinski. En règle général, les « étrangers » ont toujours été mal accueillis en France. l’oecuménisme catholique ? Les rites « bizarres » des italiens leur ont valu de se faire ostraciser par le clergé français ; ils s’en sont revengés sur les polonais à la génération suivante… bref, les derniers arrivés payaient pour tout le monde (étranger, pauvre, drôle de langue, drôle de rite….) avant de se faire accepter et de taper sur les suivants…quand la croissance économique faisait que sortir de la pauvreté était possible.
        Cette trouille du « pas-comme-nous » était aussi valables pour les savoyards descendus à Lyon ; et les bretons et les creusois ont eu droit aux mêmes remarques (voir Bécassine !) à Paris.
        que dire ? il y a beaucoup a faire pour se débarrasser de nos propres fantômes… et que ça ne se décrète pas d’en-haut avec des discours stigmatisants ou caricaturaux (de part et d’autre), mais que ça se pratique au jour le jour, avec de l’écoute, de la discussion, et peut-être aussi qu’il faut accepter l’idée qu’il y a, comme dans toute discussions, des ratés et des échecs.

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      • wurtzele1
        23 octobre 2016

        Pas mieux, drôlement bien résumé. Accepter l’idée de l’échec permet de recommencer avec des nouveaux comportements, de nouveaux arguments en lieu et place de s’entêter à reproduire un système qui montre ses limites. Il est toujours plus facile de se conforter dans un sentiment d’utilité, que de se rendre réellement utile!

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  7. le blabla de l'espace
    22 octobre 2016

    l homme est l homme, je veux dire que ya du mal partout, on peut pas dire que telle nationalité est mieux qu’une autre

    mais le comportement de certains va générer une espece de generalité ! du coup on met tout le monde dans le meme panier en jugeant à mal, au lieu de voir aussi les qualités

    l homme aime le territoire, deja a la prehistoire il a fait ses premiers « villages » et ses guerres,

    l’homme a une tendance aussi a vouloir la richesse en volant , massacrant, au lieu d etre sur une planete qu’on pourrait faire evoluer pour rendre tout le monde heureux, on dirait un monde d’individualiste dans un groupement,

    faudrait qu’on arrête en premier la mechanceté, je sais cela fait bisounours,

    en tous les cas ya des assoss bien, des gens aussi merveilleux, ya on le sent un mouvement de bonté aussi qui arrive, la preuve, on est contre le racisme,
    moi je dis tous les racismes,

    enfin je trouve que l’homme est pas dans le regne animal ni vegetal, il est dans le regne humain, ce qui le caracterise, c est son cerveau, sa pensée, il a la grande capacité a inventer, créer, son intelligence est grande, mais c est aussi sa pensée qui engendre le négatif, (difference de culture, et paf guerre, pensée envie de pocession, et patati )

    ton texte est interessant

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    • wurtzele1
      23 octobre 2016

      En ce qui me concerne, il n’y a que trois règnes et l’homme est un animal pire que les autres. l’histoire enseigne qu’à chaque fois qu’il y a des clivages aussi importants, la terreur est au programme.

      L’anti quoi que ce soit, devient un combat, une révolution… Je ne veux pas être instrumentalisé dans une bagarre inévitable quand la fracture atteint son paroxysme au nom d’une certaine morale que je trouve aussi moche que l’autre. Bien/mal, pensée négative ou positive, revient à réduire les actualités pour qu’elles entrent dans un champ où il faille faire un choix radical toujours contre nature. Les différences culturelles sont factuelles et ont depuis les débuts de l’humanité été source de nombreux problèmes. Penser que l’on puisse résoudre ce problème dans un choix se limitant à deux visions aussi opposées que frustrantes, est totalement burlesque. Dans un combat, il n’y a que des perdants. Les seuls gagnants étant éventuellement les marionnettistes qui spéculent pour un profit quelconque ! 😉

      On ne peut forcer les gens à évoluer contre leur gré, il n’y a aucun gain. Ce que l’on peut c’est de les forcer à régresser en les faisant entrer dans un camp ou l’autre. Des « gentils » contre des « méchant »s et comme le disait si bien Desproges: « L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi, alors que c’est lui ! ».

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  8. Annick H.
    22 octobre 2016

    Un billet bien a propos alors que nous nous préparons ici aux USA a voter pour un nouveau président en Novembre. Mon estomac est tout retourné après une si longue et affreuse campagne et j’espère que la majorité de mes concitoyens verra « the light » et votera pour éviter une catastrophe. La campagne de cet énergumène aux cheveux oranges est uniquement basée sur la xénophobie, le racisme et l’irrespect des femmes et appelle aux plus bas instincts d’un certain contingent dans les campagnes américaines. Franchement j’en suis malade. Merci aux Canadiens de nous soutenir en nous rassurant que les USA sont toujours un grand pays!

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    • wurtzele1
      23 octobre 2016

      Le radicalisme semble être la philosophie du 21e siècle. Quand il n’y a plus que deux visions qui s’opposent, le radicalisme est partout. Vu d’ici, les élections américaines laissent également planer des craintes et ce, quel que soit le résultat. Le racisme est un fléau et notre manière de le combattre a montré ses limites puisqu’il produit généralement un résultat inverse. Manipuler un peuple sur ses bas instincts ou son haute inspiration change juste l’intitulé des guerres à venir. Quand on limite un choix entre deux possibilités, c’est qu’il n’existe plus. Chacun ayant déjà son orientation. Il ne s’agit que d’une formalité, la partie commencée bien avant les élections est déjà jouée, la seule chose qui peut changer l’orientation est un élément émotionnel de dernière minute. Les trois principales révolutions Françaises étant très riches d’enseignements.

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  9. Pingback: Les potins du lundi | velomaxou

  10. malyloup
    26 octobre 2016

    pour ma part, j’ai cliqué sur *j’aime* sans me poser de question car j’aime que tu aies eu le courage d’un aussi long article sur ce sujet…..
    j’ai attendu d’avoir le temps de lire attentivement ton point de vue sur la question car j’avoue qu’en tant que champenoise j’en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les alsaciens depuis mon enfance (moi je vais sur mes 58 ans….l’âge étant souvent aussi tabou que le racisme…hihihi)
    bref, quand on pense que le racisme commence à si petite échelle (d’un village à l’autre, quel que soit le pays sur terre) on ne peut s’étonner qu’il prenne des proportions gigantesques à l’échelle de la planète…..
    aussi, à moins de commencer à travailler sur la question dès le pas de sa propre porte, on a peu de chance de voir évoluer la situation……
    merci pour *tout*

    Aimé par 2 people

    • wurtzele1
      26 octobre 2016

      Merci beaucoup! Il n’y a pas de fumée sans feu. Une partie des constats est toujours vraie. Cela vaut pour les alsaciens également.., ensuite c’est monté en épingle et c’est la bêtise qui prend le relais. L’important étant de continuer à se poser des questions, y compris les plus dérangeantes. Les questions sont toujours légitimes, mais ce n’est pas forcément le cas des réponses 🙂

      Aimé par 1 personne

  11. voulaah
    28 octobre 2016

    Merci pour le partage de cette reflexion intelligente
    Mon île ne peut pas encore se passer de ce genre de racisme entre ethnies (bien que c’est pas trop évident, c’est une guerre froide entre ces tribus)
    Passe une belle journée

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  12. lapinbleu2
    28 octobre 2016

    Merci pour le suivi.

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  13. nikellenica
    28 octobre 2016

    Premièrement, bravo d’avoir osé… Très bien écrit et franchement pas facile sur un sujet aussi tabou. Je suis d’accord avec vous pour vouloir vous battre pour la fraternité, l’égalité, la liberté et la laïcité plutôt que de vous battre contre le racisme et la religion.

    Le racïsme a toujours existé et je pense qu’il existera toujours dans un monde où la perfection n’existe tout simplement pas. Le juste milieu peut-il s’atteindre?

    Depuis toujours, j’ai pu constater que les sports, la religion, la politique etc…. sont des sujets de discorde qui mènent sur un terrain parfois très glissant.

    Merci d’être venu sur mon blog.

    Amitiés

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  14. Lunesoleil
    31 octobre 2016

    Tout d’abordinateur, merci de votre visite sur mon blog.
    J’habite en alsace depuis 2 ans et croyez moi , il y a pas plus de raciste en alsace que partout ailleurs en France. Mais je comprends votre réflexion sur ce sujet sensible..
    J’ai pas tout lu, mais je reviendrais pour le lire, car c’est très bien écrit, merci
    En attendant, très belle journée à vous 🙏
    🌙🌞

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    • wurtzele1
      31 octobre 2016

      Bonjour, merci pour votre commentaire. Il y a en effet probablement en Alsace pas plus ou moins de racisme qu’ailleurs, mais il y estpolitiquement surexploité. Les scores des candidats identitaires y sont élevés. J’ai tenté d’apporter un regard différent sur un sujet, sur des mécanismes, que je connais bien.

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  15. Pingback: Racisme et xénophobie en Alsace – Criminocorpus

  16. ermite-athee
    25 novembre 2016

    A la première lecture , je n’aime pas ce billet , ne suis pas d’accord , mais je me réserve le droit de repasser  » à tête reposée  » pour le relire plus attentivement et essayer de mieux comprendre …

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    • wurtzele1
      26 novembre 2016

      Chouette, un contestataire! 🙂 J’attends vos arguments détaillés.. ne pas être d’accord est un peu court. 🙂

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  17. ermite-athee
    25 novembre 2016

    P.S : Pour l’instant je vis regarder un documentaire sur Hitler et le nazisme, l’holocauste justement …..

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  18. danishout
    2 décembre 2016

    Il n’empêche que les Alsaciens sont les plus grands « Citoyens du Monde » !!!

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    • wurtzele1
      2 décembre 2016

      Bonjour Danielle,
      possible…
      Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela? Quand la conviction pousse à de tels éloges, ce serait dommage de ne pas faire profiter du cheminement par lequel on arrive à cette conclusion 🙂

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      • danishout
        3 décembre 2016

        Il y a de nombreux livres à ce sujet (les alsatiques) dont une revue http://www.alsacemonde.org/revue Comme les lorrains, ils ont vécu beaucoup de guerres sur leurs terres, ce qui a renforcé leur sentiment d’être ni français, ni allemand mais avant tout alsacien. C’est ce que je crois !

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      • wurtzele1
        3 décembre 2016

        Votre lien , n’est pas très parlant Juste une association d’alsaciens comme une autre. Alsacien de souche, je ne suis ni un autonomiste, ni un adepte du communautarisme identitaire. Cependant, l’Alsacien se sait rhinois, il est bien plus proche des rhinois de l’autre coté du rhin, que de la France. Une culture commune… eux aussi n’aimaient pas les prussiens en 1870 ! L’Alsace a de tous temps été un carrefour non-négligeable en Europe … Le sentiment Alsacien séparé de « l’allemagne » est tardif dans l’histoire, il date de 1918. Avant cela, la france était exotique et travailler dans les vosges n’était possible qu’avec des contremaîtres billingues. Les Alsaciens qui circulaient dans toute la france étaient le plus souvent soit déjà billingue ou au service d’un autre alsacien ou d’un allemand et apprenait la langue sur le tas. Le nombre de francophones en alsace était anecdotique en 1926 on en comptait 9,86 % dont 6,39 % cumulaient le français+dialecte.., alors imaginez ces pourcentages avant cette date!

        Il y a des tours de passe-passe où l’on vante le sentiment français à différentes époques, alors que si l’on creuse un peu, on s’aperçoit que les données en questions étaitent extrapolés de faits différents (la révolution où les gens du peuple renversent l’aristocratie etc…)…

        La période de la libération à la WW1 est assez obscure, ce que l’on appelle le malaise Alsacien est assez symptomatique du double langage. Celui, que l’alsacien tient avec les siens et celui qu’il tient avec les français, non sans craintes de représailles. Il faut avoir grandit dans une famille alsacienne seulement partiellement francophone, où les journaux même français comme le journal « l’Alsace » se lisait dans la langue de Goethe!

        La période de la seconde guerre mondiale est encore bien plus complexe… Si de nos jours, les entreprises alsaciennes exportent dans le monde entier et qu’elles ont tissés des liens serrés avec d’autres pays, leurs dirigeants méritent peut-être l’appellation de citoyens du monde.. je n’en sais rien.. Pour l’instant, j’ai un doute…

        Ce que je sais par contre, c’est que l’histoire de l’Alsace française patriotique ,que l’on nous enseigne, ne correspond pas à la tradition orale. On peut faire dire ce que l’on veut à l’histoire et monter en épingle quelques faits divers, mais on ne peut pas effacer un vécu; les histoires familiales, les confidences d’anciens etc…

        Après, je n’ai pas la science infuse et j’essaye de porter un regard très critique.. Qui aime bien châtie bien dit le dicton!

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  19. Agatheb2k
    2 décembre 2016

    Belle réflexion et vaste sujet… le rôle de l’école reste primordial, mais les enseignants ne sont-ils pas dépassés par la réalité de certains cours d’écoles et bridés par leur administration ?
    Fille d’étranger (mère française) dans une terre de conflits entre factions chrétiennes, ce sont les catholiques qui m’ont ouvert la porte… parce que l’école publique n’avait pas voulu de moi ! Plus tard, pour ma dernière année de primaire j’ai bien connu l’école que tu évoques avec ses sévices, parce que j’arrivais d’une autre académie et qu’il y avait 2 lettres que je n’écrivais pas comme mes petits camarades… les 2 mm (de plus ou de moins) m’ont valu des heures de retenue, des pages d’écriture, des poignées de cheveux arrachés, des gifles avec la main portant la chevalière, des coups de règles sur les bouts des doigts… mais la trace du pied sur le mur au-dessus du tableau n’était pas la mienne : résultat contre-productif au possible, j’écris encore plus mal et j’ai eu une machine à écrire dès que j’ai pu me l’offrir !
    Par contre, je serais curieuse de savoir si la MGEN (mutuelle des enseignants) fait des statistiques concernant la santé mentale de certains de ses adhérents et quels sont les possibilités d’éventuellement protéger les élèves ?

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    • wurtzele1
      2 décembre 2016

      Bonjour Agathe, Merci pour votre commentaire et vos interrogations pertinentes. Malheureusement, n’étant pas un enseignant, je n’ai pas de réponse et comme vous, je me pose les mêmes questions!

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  20. Agatheb2k
    2 décembre 2016

    😉 pardon… coups de règle, il en avait plusieurs mais n’en utilisait qu’une à la fois, je n’ai jamais compris les critères de son choix du moment, elles faisaient toutes aussi mal !

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    • wurtzele1
      2 décembre 2016

      Chez nous il y avait la grosse et longue règle en bois (1m) qui était utilisée de la manière suivante: posée au sol, il fallait se mettre à genoux dessus et rester le temps de la « punition ». Un temps variable de deux à 10 minutes suivant la faute commise. Pour la règle en fer, il fallait présenter la main ouverte, réunir ses doigts et il frappait un ou plusieurs coups secs aux extrémités. Il y avait aussi la déculotté que laissait de belles marques. Quand on rentrait à la maison et que l’on avait le malheur de raconter cela à nos paternels, on avait le droit à une deuxième trempe parce que l’on s’était conduit de telle manière à faire perdre son sang froid au MAÎTRE !!!!

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      • Agatheb2k
        2 décembre 2016

        😉 chez nous la deuxième trempe c’était parce que l’autorité avait sûrement (toujours) raison !

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  21. wurtzele1
    2 décembre 2016

    Maintenant, les temps ont changé et ce sont les instituteurs qui se font molester par les élèves !

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  22. lapinbleu2
    5 décembre 2016

    Bonjour.
    Vaste sujet. Il y a toujours eu des immigrés en France (tout comme des français qui sont eux aussi partis à l’étranger). Je me souviens quand j’avais une vingtaine d’années j’habitais un petit village dans le midi de la France. Il y avait une population de portugais, d’italiens, d’espagnols, de marocains et d’algériens. Tout se passait très bien. Dans les grandes villes également il n’y avait aucun problème. Tous ou presque avaient un boulot. Alors que c’est il passé depuis ? Ben la situation du pays économiquement s’est dégradé d’années en années pour laisser place à un certain mal être créé par les fermetures d’usines, le chômage.. Etc.. Jusque dans les années 70 on ne parlait pas de ces problèmes car tout le monde avait du travail y compris les immigrés. Mais maintenant la situation n’est plus la même malheureusement. Et on voudrait nous faire croire que les immigrés sont par exemple responsables de notre malheur (chômage, insécurité.. Etc..). Je suis prêt à parier que s’il n’y avait plus d’immigrés notre situation ne changerait pas. Les vrais fautifs ce sont tous nos dirigeants politiques qui se sont succédés et qui ont créé cette situation car il ne faut pas oublier qu’à sa naissance l’être humain est bon. Par la suite on le fait changer car le monde n’est pas ou plus fraternel comme il y 40 ans. En France si tout le monde avait un job on ne parlerait pas d’immigration, ni d’insécurité. Tout roulerait pour le mieux. Mais le choix de nos politiques a été de faire encore plus d’argents pour les entreprises avec le moins d’effectifs possible. Alors, faut pas s’étonner du résultat. Enfin voilà mon point de vue. C’est un peu succin mais voilà ma simple opinion sur ce sujet.

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  23. wurtzele1
    5 décembre 2016

    Merci de prendre part au débat, c’est courrageux. Vous avez raison de souligner qu’émmigrés ou non, les problèmes seraient les mêmes.., ils servent juste de tête de turcs pour détourner le regard des vrais responsables de la situation!

    Cependant, je ne partage pas l’avis que l’être humain est bon à la naissance. Rien ne le prouve, c’est une vision idéologique qui ne correspond à rien de bien scientifique. Je vois le racisme et la xenophobie comme la résultante d’une flemmardise intelectuelle, de superstitions primales que l’on retrouve sous toutes les latitudes. Même dans les années 70, le racisme était partout visible. Nulle part, cela s’est bien passé.., il y a toujours eu des heurts et je pense qu’il n’est pas sain de se voiler la face. L’angélisme qui consiste à refuser l’obscurantisme ambiant, au lieu de le combattre, le renforce. Je pense sincèrement que ce problème ne se résolvera pas en récitant des mantras positivistes d’un idéal marqué à gauche. C’est un peu comme vouloir empêcher les gens d’êtres jaloux, egoïstes etc… On ne rationalise pas l’irrationnel avec force de lois. On ne peut empêcher un croyant de croire, même en entassant des preuves matérielles à charge contre leur religion. Le travail intelectuel sur le racisme a été baclé.

    Pour résoudre un problème, il faut en premier lieu que l’énnoncé soit pertinent. Jusqu’à présent ce n’est clairement pas le cas dans le problème qui nous préoccuppe.

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    • lapinbleu2
      5 décembre 2016

      Oui, tout à fait. Sur l’être humain bon à la naissance, je me suis mal exprimé. Je dirais plutôt pur puisqu’il est tout neuf et qu’il ne connait rien de la vie. C’est après que ça se gâte. Mais comme tu dis, on a bâclé le travail intellectuel.

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      • wurtzele1
        5 décembre 2016

        Il ne faut jamais baisser les bras et tenter autre chose et avant tout, aplanir un peu les inégalités. Se remettre à tisser des avancées sociales, le revenu de base pourrait-être une bonne chose à condition qu’il ne contienne pas de cheval de troie. La version actuelle proposée, n’est nullement satisfaisante. Sans guerre, il n’y aura plus jamais un retour au plein emploi.. il faut arrêter de culpabiliser les chomeurs et responsabiliser les grandes entreprises. Sans un apaisement des craintes de la population aucune avancée n’a ses chances. Peut-être que nos institutions politiques ne sont plus adaptés à notre époque et qu’il serait temps que le citoyen s’investisse plus et directement dans le tissus social et politique au lieu de s’en écarter?

        S’emmerder à vouloir corriger les tares des autres (racisme ou autres) est absurde. Personne n’aime recevoir des leçons qui vont contre nos convictions , on devrait se focaliser sur nos intérêts immédiats en commun. Il ne s’agit pas d’accepter le racisme, mais de ne pas s’en servir pour mettre à l’écart une partie de la population , qui quoi qu’on dise aura ses arguments tout aussi valables et légitimes que les notres. Quand il y a un tremblement de terre, les humains s’entraident quelles que fussent leurs croyances, opinions politiques ou préférences raciales.., une piste intelectuellement intéressante !

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      • lapinbleu2
        5 décembre 2016

        Tisser des nouvelles avancées sociales tout à fait de ton avis, tout comme ne plus culpabiliser les chômeurs. J’ajouterais qu’il faut interdire les licenciements boursiers (des entreprises qui ne sont pas déficitaires qui licencient ou qui délocalisent pour faire encore plus d’argent. Ou autrement si délocalisation en Chine ou autres, quand le produit revient en France, lui appliquer une taxe de 400 % ou tout au moins une taxe dissuasive.
        Par contre je ne suis pas d’accord sur une guerre pour revenir au plein emploi. On ne nous dit pas toute la vérité. La France est loin d’être en faillite. On voudrait nous le faire croire. En cherchant bien on doit pouvoir trouver une solution pour petit à petit on retrouve le plein emploi. Mais pour ça jusqu’à présent il n’y a personne qui a eu cette volonté politique. Et pour terminer, ce que je crois c’est qu’un jour le peuple devra prendre son destin en main. C’est une situation qui va devenir de plus en plus intenable.

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      • wurtzele1
        5 décembre 2016

        A mon tour de m’être mal exprimé! Je pense qu’il est totalement impossible de revenir au plein emploi, c’est la raison pour laquelle le revenu de base s’impose. La seule manière pour créer du plein emploi est la guerre.., ce qui évidemment, n’est pas souhaitable! Le peuple est l’artisan de son propre devenir et s’il reste passif, il sera exploité jusqu’à la moelle ! L’histoire se répète.

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      • lapinbleu2
        5 décembre 2016

        A moment donné ça va bouger. Quand je ne sais pas. Et puis il y a un truc qui a tout tué, c’est le crédit. Avant les gens n’étaient pas endettés. Ils pouvaient mieux se défendre par des arrêts de travail. Maintenant ils sont clavés financièrement. Même pour la bouffe ils achètent à crédit avec les cartes des différents magasins. Cela devrait être interdit mais ça les arrange pour mieux imposer leur règne « Corvéable à merci ». J’ai toujours refusé ce système de carte. Si j’ai l’argent j’achète, autrement je m’en passe. C’est pourquoi je pense que pour arriver à faire changer les choses il faudra faire des sacrifices sur certaines envies pour le confort. En un mot, ne plus tomber dans la facilité (Ce que permet toutes ces cartes soit disant de fidélité).

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      • wurtzele1
        5 décembre 2016

        Probablement, dommage j’ai dérapé et aiguillé la conversation sur un sujet qui n’est plus celui du racisme et de la xenophobie et qui est clairement marqué à gauche. Une sensibilité que j’assume, même si je porte un regard très critique sur ce panorama politique ( je ne parle pas du PS qui n’a rien plus rien en commun avec le parti historique). La xenophobie est au centre de tristes réalités et l’anti racisme devient un combat aussi malsain que le racisme et le booste! C’est la réalité du terrain 😦

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      • lapinbleu2
        6 décembre 2016

        C’est pourquoi une sixième république me conviendrait pour enfin partir sur de bonnes et nouvelles bases. La cinquième république va avoir 60 ans en 2018. Elle ne correspond plus à la période actuelle. Et en tissant des nouveaux liens sociaux ça donnera un souffle nouveau au « Vivons tous ensemble en harmonie avec toutes nos différences ». Je suis de ton avis quand tu dis « La xénophobie est au centre de tristes réalités et l’anti racisme devient un combat aussi malsain que le racisme. » Ce sont des palabres aussi inutiles qu’inefficaces.

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