Elsasser Wurtzle

Généalogie, histoire & chronique familiale

L’immersion alsacienne

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fransl

NIEDERBRONN.Wasenbourg.L1040358La Région-Alsace est rayée de la carte. Ses villes et ses villages manifestent pacifiquement leur profonde déception en arborant un crêpe noir à l’entrée de leurs agglomérations, comme en Moselle. L’Alsace a toujours défendu le bien commun dans le respect des institutions. Elle n’interpelle pas bruyamment les décisions d’ordre général, mais elle expose fermement son point de vue avec objectivité. Les racines de ces territoires ont poussé dans un terreau de liberté, au sens germanique et philosophique du terme.

Abandonnée dans l’histoire, elle lutta avec sa compagne la Moselle. Pragmatique, elle le fit en confiance avec ses notables ou ses élus. L’Alsace et la Moselle, réunies dans une seule territorialité, obtinrent leurs propres institutions régionales quasi étatiques dans le Kaiserreich, au même titre que la Bavière ou le Wurtemberg etc. Leur gestion fut exemplaire. La France, en retrouvant ces territoires, annula arbitrairement leurs institutions.

La démocratie indirecte s’emballe dans…

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À propos de wurtzele1

Généalogiste amateur intéressé par l'histoire de l’Alsace et des alsaciens , qui par le biais de son blog, cherche à interpeller des cousins qui s'ignorent :-)

6 commentaires sur “L’immersion alsacienne

  1. Eric Riesling
    31 décembre 2017

    Bonjour

    Un beau billet triste et pertinent. Nous ne pouvons que nous en prendre à nous mêmes, à nous chamailler entre nous. La France centralisatrice écrase toutes ses identités. Et puis voilà. Ceci dit l’Alsace ne disparaît pas ! La particularité première ne tient pas dans le peuple, nous sommes un peu vaniteux car l’Alsace n’est pas les alsaciens ! Le  » pays  » Alsace a toujours marqué ses habitants. Il y eut de grandes purges par les guerres par exemple, et des vagues de migrants sont arrivés sur une terre désertée et ravagée. Pourtant l’Alsace est toujours une terre à forte identité. Alors c’est pas quelques arrogants peigne culs dans des salons dorés qui vont changer cela, ni une population lâche de ses origines et indigne d’une terre qui leur apporte encore de la richesse. Par contre selon moi la richesse de l’Alsace date du saint Empire, oui ça fait loin mais la majorité des grandes richesses datent du moyen âge.
    c’est toujours un plaisir de vous lire, merci.

    Aimé par 1 personne

    • fransl
      31 décembre 2017

      Très juste quant à la richesse qui date du SainEmpire, pour simple exemple.

      Aimé par 1 personne

    • wurtzele1
      1 janvier 2018

      Je vais vous faire une longue réponse, je vous prie de m’en excuser par avance. Vous avez raison l’Alsace, ce n’est pas les Alsaciens, la Bretagne dans cette logique géographique, ce n’est pas non plus les Bretons. L’identité régionale au sens commercial n’est pas l’ADN d’un lieu. Que l’on le veuille ou non, l’architecture mentale se fait par la langue. Je vais prendre un exemple extrême, si demain la langue la plus utilisée en Alsace était l’arabe, elle n’ aurait plus son identité millénaire, mais une nouvelle en conservant peut-être des éléments de folklore ou des traits psychologiques . C’est en cela si l’on pense en français, nous ne sommes plus les représentants historiques qui ont fait la référence que nous utilisons. L’architecture mentale est l’identité originelle et l’alsacien est une langue plus ancienne que le français ou l’allemand. Alors quand vous soutenez que « la particularité première ne tient pas dans le peuple ».., je n’ai aucune idée de quoi vous voulez parler!

      Jusqu’à peu dans l’histoire, tous les personnes qui s’installaient en alsace (meme les allemands) s’assimilait à son peuple en apprenant la langue. J’ai connu des italiens, des espagnols, des africains, des maghrébins qui tous parlaient l’alsacien et en reprenaient les codes. Dialectes, patois et sociolectes permettaient à travers les siècles l’identité profonde.

      Quand on voyage, on fait l’expérience du choc des cultures et sans aller loin, en vivant dans le sud, j’avais l’impression d’etre sur mars!

      La vanité de l’identité est un autre problème, c’est la raison pour laquelle je montre souvent la face sombre des alsaciens dont on ne parle pas habituellement. Le Saint-Empire Romain Germanique a laissé des traces et a permis l’explosion de richesses matérielles, artistiques et intellectuelles, mais les traits principaux le sont par l’usage du francique et de l’alémanique via l’activité fluviale. Nous avons plus de points communs avec les bourbines et les badois qu’avec la France même si l’on a prit à gauche et à droite des traits des étrangers qui nous ont envahit.

      Plus de locuteurs qui pensent « Wie d’r Schäddel geböje esch », c’est simplement plus d’alsaciens. On aurait tort d’y voir une vanité identitaire où un élément mineur dans cette identité. La langue alsacienne va à l’essentiel tandis que le français est une langue qui tourne autour du pot. J’ai expérimenté dans ma vie, dans le vécu de ma famille cette transition destructrice qui a fait de notre région une caricature d’elle meme. J »en ai fait le deuil et je ne fais pas partie de ceux qui se déguisent pour affirmer une identité en défilant avec des drapeaux « Rot und Wiss ».

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  2. fransl
    1 janvier 2018

    « La langue française tourne autour du pot ».

    Les langues anciennes, notamment, l’alsacien, le francique, etc. se différencient des grandes langues nationales, par leurs structures de pensée: le syllogisme, l’idée principale offerte directement dans la phrase. Elles sont directes et brutales.

    Les grandes langues s’adressent à une masse de locuteurs et inversent leur syllogisme. L’idée principale est préalablement conditionnée et révélée dans un second temps. Au bout du compte on obtient un « sujet-idée conditionné ». Excusez cette grossière définition.

    Avec le temps, les langues populaires, à force d’immersion, usent les structures mentales des locuteurs. Les langues minoritaires, qui véhiculaient encore un peu d’esprit particulier et surtout des valeurs traditionnelles, ne le pourront bientôt plus. Il sera de plus en plus difficile de s’affirmer alsacien, mosellan ou picard etc…

    Le reste n’est que folklore, c’est à dire la dégénérescence..

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  3. wurtzele1
    1 janvier 2018

    Il y aurait tant à dire, mais il est difficile de parler de ces choses. Il y a tant de tabous intellectuels, tant de délits d’opinions qu’i est impossible d’être mentalement indépendant sans être hors-la-loi. Je n’exagère pas. L’Alsace semble être arrivée en bout de cycle, mais à l’heure de la mondialisation, mon choix n’est pas de faire revivre le passé, de mettre l’Alsace sous perf pour qu’elle profite plus longtemps de son agonie, mais d’accompagner la mourante. Mes choix politiques vont en faveur de la masse populaire, des avancées sociales et environnementales très éloignées de la cause alsacienne que je compte défendre si elle va dans le sens de l’humain d’abord (sans tomber dans les pièges de la bien-pensance d’idéalistes qui font de la politique ou de la philosophie une autre forme de religion).

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  4. fransl
    1 janvier 2018

    On s’est compris. Die Réalpolitik.

    Aimé par 1 personne

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Cette entrée a été publiée le 31 décembre 2017 par dans Actualités.

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